Entre abandon et captation : l’adoption québécoise en ''banque mixte''

Entre abandon et captation : l’adoption québécoise en ''banque mixte''

Entre abandon et captation : l’adoption québécoise en ''banque mixte''

Entre abandon et captation : l’adoption québécoise en ''banque mixte''s

| Ajouter

Référence bibliographique [1156]

Ouellette, Françoise-Romaine et Goubau, Dominique. 2009. «Entre abandon et captation : l’adoption québécoise en ''banque mixte'' ». Anthropologie et Sociétés, vol. 33, no 1, p. 65-81.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« [...] comment, sur le terrain des interventions psychosociales et judiciaires, passer en toute légitimité d’une obligation de préservation des liens familiaux d’un enfant à l’organisation concrète de son adoption contre la volonté de ses parents ou, du moins, sans leur consentement? Le présent article propose des éléments de réponse à cette question à travers l’examen de la Banque mixte, un programme de placement pré-adoptif mis en place dans les centres jeunesse (CJ) du Québec afin de faciliter l’adoption d’enfants placés ’à haut risque d’abandon’. » (p. 65)

Questions/Hypothèses:
Les auteures se posent les questions suivantes : « Faire et défaire des liens de parenté est-il bien du ressort de l’institution de protection de l’enfance? Leur permanence n’est-elle pas dans l’intérêt de l’enfant? » (p. 65)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


« Pour offrir une meilleure stabilité à l’enfant placé, les autorités étatiques en protection de l’enfance peuvent maintenant décider de le faire adopter. Cependant, avant d’être admissible à l’adoption, l’enfant placé doit être cliniquement redéfini comme étant abandonné. Au Québec, le programme de placement pré-adoptif en Banque mixte a délimité un espace-temps liminaire à l’intérieur duquel peut s’accomplir cette ’reconfiguration’. La Banque mixte étend ainsi la souveraineté étatique au-delà des barrières légales traditionnelles qui garantissent la permanence des liens de filiation. L’enjeu stratégique est d’en arriver à ce que l’adoption de l’enfant se confonde avec la mission première de la protection de l’enfance, qui est de préserver ses liens familiaux. Sans une fusion de ces deux visées a priori contradictoires la banque mixte pourrait se réduire à un dispositif de captation d’enfants, par le système de protection. » (p. 80)