Défis cliniques dans l’intervention auprès de jeunes parents en situation de précarité psychosociale : éclairage psychodynamique sur un mode relationnel paradoxal

Défis cliniques dans l’intervention auprès de jeunes parents en situation de précarité psychosociale : éclairage psychodynamique sur un mode relationnel paradoxal

Défis cliniques dans l’intervention auprès de jeunes parents en situation de précarité psychosociale : éclairage psychodynamique sur un mode relationnel paradoxal

Défis cliniques dans l’intervention auprès de jeunes parents en situation de précarité psychosociale : éclairage psychodynamique sur un mode relationnel paradoxals

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Référence bibliographique [11425]

Lafortune, David et Gilbert, Sophie. 2013. «Défis cliniques dans l’intervention auprès de jeunes parents en situation de précarité psychosociale : éclairage psychodynamique sur un mode relationnel paradoxal ». Bulletin de psychologie, vol. 527, no 5, p. 371-384.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans la perspective psychodynamique qui est la nôtre, nous nous sommes demandé quelles sont les principales difficultés relatives à l’établissement de la relation d’aide avec les jeunes parents en difficulté, pour, ensuite, resituer celles-ci dans les particularités de l’histoire de ces jeunes.» (p. 373)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les participants ont été recrutés dans le cadre d’un partenariat entre le GRIJA [Groupe de recherche sur l’inscription sociale et identitaire des jeunes adultes] et l’organisme communautaire montréalais ‘Dans la rue’, qui dessert la population des jeunes en difficulté. Les six intervenants impliqués dans le Service à la famille (SAF), lequel s’adresse aux parents en situation de grande précarité, ont été consultés aux fins de l’étude.» (p. 373)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«À travers nos résultats, certains paradoxes de l’investissement des liens parent-intervenant et parent-enfant ont été mis en évidence. Néanmoins, ces dimensions relationnelles constituent-elles nécessairement des obstacles à l’intervention? Ne pourraient-elles pas, au contraire, désigner le lieu – certes conflictuel – d’une intervention fertile? Dans cette optique, le cadre d’intervention auprès de ces familles pourrait devenir un espace potentiel d’émergence, mais d’abord d’écoute, pour qu’un travail devienne possible autour des points restés en souffrance dans le passé relationnel de ces parents. […] Les propos des intervenants incitent à penser que le lien à l’autre, chez les jeunes parents en difficulté, se déploie régulièrement selon deux polarités: le rapprochement affectif excessif et, à l’inverse, le rejet plus ou moins actif de l’autre. Dans la relation d’aide, la transgression des limites du cadre d’intervention dans une quête de reconnaissance, d’amour ou d’intimité, contraste à d’autres moments avec la rupture parfois brutale du lien, sous-tendue par de la méfiance, voire des enjeux narcissiques comme un sentiment d’autosuffisance, la crainte d’être contrôlé, rendu dépendant ou rabaissé par l’autre. Selon la compréhension qu’en ont les intervenants, ces aléas de la relation d’aide traduiraient la souffrance, encore actuelle, de traumatismes relationnels précoces de ces jeunes avec leurs propres parents.» (p. 377-378)