L’isolement social des familles en situation de négligence : ce qu’en pensent les mères

L’isolement social des familles en situation de négligence : ce qu’en pensent les mères

L’isolement social des familles en situation de négligence : ce qu’en pensent les mères

L’isolement social des familles en situation de négligence : ce qu’en pensent les mèress

| Ajouter

Référence bibliographique [11424]

Lafantaisie, Vicky, Clément, Marie-Ève et Coutu, Sylvain. 2013. «L’isolement social des familles en situation de négligence : ce qu’en pensent les mères ». Revue de Psychoéducation, vol. 42, no 2, p. 299-319.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Les objectifs visent à documenter le point de vue d’un groupe de parents impliqués dans une situation de négligence ou à risque de négligence sur: 1) leur représentation du problème de l’isolement social et ses facteurs explicatifs; et 2) sur le soutien social, les obstacles à la recherche de soutien et les services qui leur sont présentement offerts.» (p. 304)

Questions/Hypothèses :
«Comment les parents impliqués dans des situations de négligence se représentent-ils les mécanismes qui entraînent et maintiennent l’isolement?» (p. 299)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«[Douze] mères participant à un programme d’intervention en négligence» ont été rencontrées. (p. 299)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les résultats de cette recherche suggèrent que la peur du jugement (tant de la société en général que des intervenants en particulier – CSSS, CJ [Centre jeunesse], organisme communautaire) est un obstacle important à l’intégration sociale des mères ayant participé à un programme d’intervention en négligence. La différence ressentie entre ces mères et celles issues de la société plus large est donc susceptible d’entraîner le retrait social, à la fois subi et agi […] Les différences culturelles rendent difficiles le dialogue entre les familles dites négligentes et le reste de la société. L’ampleur et la teneur de ces différences restent toutefois à documenter. Il est à supposer que la reconnaissance et l’acceptation de la différence et la remise en question de nos a priori en tant que citoyen et intervenant puissent constituer une première étape afin de pouvoir entrer en interaction. Pour favoriser l’intégration sociale des familles à risque de négligence, il faut permettre aux deux ’cultures’ de se côtoyer pour vivre ensemble.» (p. 317)