Les aînées réfugiées au Québec : Entre transmission et transformation sociale?

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Référence bibliographique [11416]

Vatz Laaroussi, Michèle. 2013. «Les aînées réfugiées au Québec : Entre transmission et transformation sociale? ». Recherches Féministes, vol. 26, no 2, p. 105-126.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Nous intéressant aux processus mis en jeu dans les relations intergénérationnelles pour les femmes réfugiées au Québec, nous avons voulu les saisir tels que ces femmes les vivaient et selon le sens qu’elles leur donnaient. Il s’agissait de circonscrire, d’analyser et de modéliser la manière dont, au travers des réseaux intergénérationnels de proximité et plus précisément au travers de trois générations, les femmes transmettent, créent et actualisent des savoirs, une mémoire ainsi que des pratiques d’insertion, d’adaptation et d’entraide.» (p. 108)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Notre dispositif de recherche a reposé sur 8 groupes de discussion générationnels à Sherbrooke, à Joliette et à Montréal, 4 groupes de discussion avec des professionnelles et des professionnels des domaines de la santé, du service social et de l’éducation dans ces trois villes et 25 trios (grand-mère, mère et fille) de réfugiées au Québec vivant actuellement ensemble ou à proximité. Ces 25 trios étaient arrivés depuis moins de 15 ans et avaient, à leur arrivée, le statut de réfugiées publiques. Pour chaque trio, nous avons mené, le plus souvent dans la langue d’origine, des entrevues semi-directives individuelles avec chacune des femmes et une entrevue collective avec les trois femmes (4 entrevues par trio).» (p. 109)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les personnes immigrantes [...] sont le plus souvent analysées au travers de traits culturels qu’elles amènent dans leurs bagages, renvoyées à la tradition du pays d’origine et considérées comme en processus d’adaptation-intégration leur vie durant. Lorsqu’on les aborde sous l’angle intergénérationnel, ce sont les transmissions culturelles qui se trouvent associées aux personnes âgées immigrantes mais aussi les processus de dépendance qui interpellent les relations de solidarité et d’entraide familiale.» (p. 105) «Ainsi, ces aînées réfugiées […] vivent des transformations dans leurs représentations et dans leurs pratiques, en même temps qu’elles tentent de transmettre aux jeunes générations des valeurs, des principes et des savoirs qui leur sont propres et qu’elles ont parfois apportés dans leurs bagages, parfois construits dans l’exil […] elles se rapprochent des aînées du Québec qui se sont développées et reconstruites dans une société en transformation. [E]lles sont soumises à des chocs intergénérationnels qui sont également interculturels, mais elles trouvent aussi, dans ces nouvelles façons d’être et de penser, des dimensions d’autonomie et de bien-être, voire d’émancipation qui les renforcent dans des rôles familiaux et sociaux originaux. En ce sens, on peut les voir comme particulièrement disposées au changement […].» (p. 124)