Le génogramme libre au service de l’élaboration auprès de jeunes parents à risque de maltraitance envers leur enfant

Le génogramme libre au service de l’élaboration auprès de jeunes parents à risque de maltraitance envers leur enfant

Le génogramme libre au service de l’élaboration auprès de jeunes parents à risque de maltraitance envers leur enfant

Le génogramme libre au service de l’élaboration auprès de jeunes parents à risque de maltraitance envers leur enfants

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Référence bibliographique [11384]

Gilbert, Sophie et Lussier, Véronique. 2013. «Le génogramme libre au service de l’élaboration auprès de jeunes parents à risque de maltraitance envers leur enfant ». Le Divan familial, vol. 2, no 31, p. 195-209.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans cette optique, nous avons proposé l’implantation d’une modalité novatrice de soutien à l’élaboration auprès des jeunes parents, soit l’emploi du génogramme libre inséré au cœur du suivi psychosocial régulier, et donc effectué par les intervenantes œuvrant auprès des familles. L’introduction de cette pratique est ici soutenue par la supervision régulière d’un psychanalyste et par le regard tiers des chercheures responsables du projet.» (p. 200)

Questions/Hypothèses :
«Notre hypothèse est que cette représentation de la famille sera empreinte de caractéristiques de l’histoire subjectivée, de l’intériorisation propre de celle-ci, mais aussi de certaines dimensions plus obscures qui pourront interpeller le jeune parent, à la faveur de certaines caractéristiques inattendues du dessin, ou à l’interface du discours et du dessin.» (p. 201)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon n’est pas mentionné dans cet article, mais les auteures utilisent des données provenant d’autres études qu’elles ont réalisées.

Type de traitement des données :
Analyse contenu

3. Résumé


«À la faveur de la passation du génogramme, le discours des parents s’éloigne des problématiques actuelles, les ramenant à leur histoire et à des pans souvent oubliés de celle-ci. Le contenu des rencontres du suivi psychosocial se trouve dès lors recentré sur des dimensions fondamentales pour le jeune parent, abordées sur un autre mode que celui de la communication rationnelle: celui du fantasme. À bien des égards, nous avons pu constater la pertinence de cet outil comme prétexte à l’élaboration par le jeune parent de son histoire et de sa filiation, et en particulier de la place de son enfant au sein de celle-ci. La répétition comportementale peut se révéler comme un voile posé sur un autre lieu de conflictualité possiblement plus fondamental, nécessitant l’offre et le ‘détour’ du génogramme pour se manifester. Ultimement, notre objectif est de créer un lieu où les jeunes parents à risque de signalement aux services de protection de l’enfance pourraient élaborer les impasses générationnelles de leur histoire et situer la nouvelle cellule familiale, notamment leur nouvel enfant, au sein de leur filiation, en s’appuyant sur le génogramme libre.» (p. 205)