Grandeurs et misères de la paternité : regards sur les paradoxes entourant la disparition d’un modèle

Grandeurs et misères de la paternité : regards sur les paradoxes entourant la disparition d’un modèle

Grandeurs et misères de la paternité : regards sur les paradoxes entourant la disparition d’un modèle

Grandeurs et misères de la paternité : regards sur les paradoxes entourant la disparition d’un modèles

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Référence bibliographique [11335]

Demers, Jean-Christophe. 2012. «Grandeurs et misères de la paternité : regards sur les paradoxes entourant la disparition d’un modèle ». Argument : politique, société et histoire, vol. 14, no 1, p. 1-8.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Par le biais d’un point de vue sociologique, l’auteur aborde la question de la nature contemporaine de la paternité dans la société québécoise actuelle.

Questions/Hypothèses :
«Serions-nous, en tant qu’observateurs et acteurs de la société actuelle, obnubilés par une série d’enjeux qui tombent aisément sous le sens commun ou, moins gravement, par un ensemble de problématiques légitimes auxquelles nous nous refusons d’attribuer une cause ou une nature communes? Négligerions-nous de considérer la question fondamentale à la base de plusieurs de ces phénomènes sociaux relatifs à l’identité, à l’enfance et à la famille, question à laquelle s’intéresse ce court article: que sont nos pères devenus?» (p. 1)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses


Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Comme le décrit l’auteur, «la crise qui affecte à la fois le modèle autoritaire/traditionnel et le modèle républicain/moderne de la paternité rend de toute évidence caducs les schémas connus de la paternité. On a affaire à une crise du modèle de socialisation institutionnel et de la vie familiale fondée sur un ensemble de rôles traditionnels. À [force] qu’entrent dans l’imaginaire collectif les critiques de l’institution (néolibéralisme, libertarisme, pluralisme culturel) et de la tradition (féminisme, anticléricalisme, post-structuralisme), le modèle bien connu du père en tant qu’autorité morale et éducateur-citoyen s’affaiblit.» (p. 5-6) Également, «il nous paraît possible de reconnaître sa grandeur relative en lui attribuant des qualités dialectiques d’inférence/interférence qui, de facto, lui appartiennent déjà: ‘inférence’, au sens où le père doit plus que jamais s’appuyer sur son expérience pour tirer les leçons qui guideront son action, et cela en proportion du recul des modèles généraux de la moralité aujourd’hui fortement déconsidérés ; ‘interférence’, au sens où il lui appartient de médiatiser l’expérience de ses propres enfants, de les diriger vers une somme cohérente et moralement hiérarchisée d’expériences significatives, tout en les protégeant de celles, nocives, qui pourraient théoriquement, et cela plus que jamais dans une société marquée par l’ouverture et le mouvement, s’intégrer à leur cursus.» (p. 6)