Défis et conditions de l’accompagnement de la sortie de la rue

Défis et conditions de l’accompagnement de la sortie de la rue

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Défis et conditions de l’accompagnement de la sortie de la rues

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Référence bibliographique [11318]

Colombo, Annamaria. 2013. «Défis et conditions de l’accompagnement de la sortie de la rue ». Lien social et Politiques, no 70.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[L]e présent article montre que l’accompagnement de ce processus ne peut faire l’impasse sur le sens que les jeunes accordent à la relation d’aide, en fonction des attentes de reconnaissance qu’ils ont. Il propose de lire les enjeux qui se jouent aussi bien dans la demande que dans la non-demande d’aide sous leurs différentes formes, à partir du point de vue de jeunes sortis de la rue, afin d’en dégager des pistes pour construire des pratiques d’accompagnement des jeunes en processus de sortie de la rue.» (p.171)

Questions/Hypothèses :
«Comment comprendre que des programmes d’intervention aident certains jeunes à sortir de la marginalité, mais qu’ils ne représentent pas une aide significative pour d’autres? Comment expliquer que certains jeunes soient demandeurs d’une aide, alors que d’autres, apparemment dans la même situation, semblent fuir toute relation d’aide?» (p. 171)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Cette analyse s’appuie sur une partie des données issues d’une recherche doctorale qualitative menée à Montréal et visant à comprendre le rôle joue par la reconnaissance dans leur processus de sortie de la rue. […] L’échantillon est constitué de quatorze femmes et dix hommes, pour la plupart originaires du Québec, issus de milieux socioéconomiques divers allant de situations ‘très aisées’ à ‘pas du tout aisées’» (p. 171-172)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les jeunes rencontrés dans le cadre de cette recherche se sont approprié la rue dans le but d’y trouver une reconnaissance plus satisfaisante que celle qu’ils vivaient dans leur famille d’origine, en famille d’accueil ou dans une institution où ils étaient placés. Leurs trajectoires rendent compte de relations avec les adultes, leurs parents en premier lieu, qui ne sont pas dépourvues de toute transmission normative, mais qui étaient marquées par l’abandon, l’incohérence, la négation ou le contrôle» (p. 173) «Considérer la sortie de la rue comme un processus de repositionnement identitaire pose la question de l’accompagnement de ce repositionnement. Alors que certains jeunes semblent compter essentiellement sur les prises en charge dont ils bénéficient pour s’approprier une position sociale et identitaire hors de la rue, d’autres revendiquent une autonomie qui les amène à se méfier de l’aide des adultes, dont l’aide de professionnels. Lorsqu’on s’intéresse au sens que les jeunes donnent eux-mêmes à leur expérience de la rue et de sortie de la rue, on comprend que le rapport différencié aux professionnels de la relation d’aide peut s’expliquer, notamment, par des attentes de reconnaissance différentes des jeunes de la part des intervenants.» (p. 186)