La stérilisation contraceptive ou le renforcement d’une image normative de la famille

La stérilisation contraceptive ou le renforcement d’une image normative de la famille

La stérilisation contraceptive ou le renforcement d’une image normative de la famille

La stérilisation contraceptive ou le renforcement d’une image normative de la familles

| Ajouter

Référence bibliographique [11312]

Charton, Laurence. 2014. «La stérilisation contraceptive ou le renforcement d’une image normative de la famille ». Recherches familiales, vol. 11, no 1, p. 65-73.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cet article cerne, à travers l’expérience de la stérilisation contraceptive vécue par des femmes et des hommes au Québec et en France, comment cette pratique contribue à renforcer une vision normative de la famille. Il montre dans quelle mesure la stérilisation, en éliminant le risque reproductif, contribue à modifier les rapports de pouvoir dans le couple. Nous dégagerons en premier lieu, les motivations qui ont conduit des individus à recourir à une stérilisation. En second lieu, les répercussions de cette intervention sur leurs représentations et leurs comportements sexuels seront analysées.» (p. 66)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les analyses portent sur des enquêtes menées en France (Alsace-Lorraine) et au Québec (Montréal et sa région), entre 2005 et 2007, auprès de vingt-cinq femmes (treize au Québec et douze en France) et onze hommes (huit au Québec et trois en France) répondant à des profils sociaux et familiaux variés.» (p. 66)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Si on assiste aujourd’hui dans l’ensemble des sociétés occidentales, à une pluralité de configurations familiales et à une plus grande acceptation des pratiques sexuelles, cette étude met aussi en évidence, à travers l’analyse des motivations énoncées par des femmes et des hommes québécois et français ayant eu recours à une stérilisation contraceptive, que les prises de décision des acteurs dans le champ de la reproduction peuvent relever d’une conception normative de la famille (deux enfants, de préférence une fille et un garçon, pas trop éloignés en âge, et issus d’une même mère et du même père). Cette étude souligne également les changements qui affectent la vie sexuelle des individus à partir du moment où le risque reproductif est maîtrisé – notamment le sentiment de liberté ressenti – et la manière dont cette pratique transforme les rapports de pouvoir dans le couple. Des femmes revendiquent, avec la stérilisation, une réappropriation de leur corps et de leur sexualité vis-à-vis des hommes, du corps médical et des intérêts économiques pharmaceutiques, tandis que des hommes soulignent leur responsabilité reproductive et affirment leur choix de ne pas avoir un (autre) enfant.» (p. 73)