Violence conjugale et paternité : les défis de l’intervention sociale

Violence conjugale et paternité : les défis de l’intervention sociale

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Référence bibliographique [11296]

Bourassa, Chantal, Labarre, Michel, Turcotte, Pierre, Lessard, Geneviève et Letourneau, Nicole. 2014. «Violence conjugale et paternité : les défis de l’intervention sociale ». Service Social, vol. 60, no 1, p. 72-89.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cet article présente les résultats d’une recherche qualitative visant à comprendre comment les intervenants intègrent le concept de paternité dans les groupes de thérapie pour les hommes aux comportements violents.» (p. 72)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Pour le recrutement, trois organismes offrant des groupes d’aide aux hommes ayant des comportements violents, soit deux du Nouveau-Brunswick et un du Québec, ont participé à l’étude. […] En tout, 11 intervenants, québécois (n=5) et néo-brunswickois (n=6), soit 4 femmes et 7 hommes, ont volontairement accepté de participer à l’étude.» (p. 76)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Selon l’analyse des données recueillies, la prise en compte de la paternité des hommes représente un défi pour ces intervenants. Les difficultés qu’éprouvent de nombreux hommes (non-reconnaissance de leur violence, expériences de violence lors de l’enfance, frustrations en lien avec les systèmes et problèmes de toxicomanie ou de santé mentale), le manque de temps, d’outils et de formation pour les intervenants, les questions de sécurité, et les normes culturelles et représentations sociales de la violence conjugale, compliquent l’exploration de la paternité dans le cadre des groupes d’intervention.» (p. 72) «Outre les obstacles rattachés aux pères, les intervenants déplorent la présence de limites organisationnelles (isolement professionnel, manque d’outils appropriés et de formation) et sociales (socialisation masculine, normes et valeurs culturelles et sociales). Ainsi, les intervenants ne réussissent pas à considérer certains objectifs importants mentionnés dans les écrits portant sur la paternité en contexte de VC [violence conjugale]. En outre, le fait de diriger les pères qui ont des comportements de VC vers des programmes traditionnels axés sur les habiletés parentales peut être risqué, car ces programmes ne tiennent pas compte de la dynamique de cette violence.» (p. 84-85)