Ouverture à la différence et reconstruction de l’identité parentale chez les pères et les mères d’un enfant ayant une déficience

Ouverture à la différence et reconstruction de l’identité parentale chez les pères et les mères d’un enfant ayant une déficience

Ouverture à la différence et reconstruction de l’identité parentale chez les pères et les mères d’un enfant ayant une déficience

Ouverture à la différence et reconstruction de l’identité parentale chez les pères et les mères d’un enfant ayant une déficiences

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Référence bibliographique [11237]

Pelchat, Diane. 2011. «Ouverture à la différence et reconstruction de l’identité parentale chez les pères et les mères d’un enfant ayant une déficience». Dans Educazione familiale e servizi per l’infanzia (Éducation familiale et service pour l’enfance) , sous la dir. de Enzo Catarsi et Pourtois, Jean-Pierre, p. 225-230. Firenze (Italie): Presses de l’Université Firenze.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude explore l’expérience subjective de la stigmatisation des pères et des mères d’un enfant ayant une DMC [déficience motrice cérébrale] et leur processus d’adaptation/transformation à la différence sur le plan individuel, parental, conjugal et extrafamilial. Plus spécifiquement, l’étude explore les différences de perceptions de chacun des parents de même que les stratégies d’adaptation utilisées par ceux-ci face à la stigmatisation et les transformations réalisées par ces derniers.» (p. 225)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon est composé de 13 couples de parents d’enfants ayant une DMC recrutés par des personnes ressources dans deux centres hospitaliers et deux centres de réadaptation. Les enfants sont le plus souvent âgés entre 24 et 36 mois. La majorité des enfants sont atteints d’une quadriplégie et sont nés prématurément.» (p. 226)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«L’importance de la sensibilisation des professionnels de la santé au soutien des pères et des mères dans leurs façons différentes et complémentaires de vivre l’altérité de l’enfant et d’assumer leur espace de normalité ressort des propos des parents. Les pères prennent plus de temps à s’attacher à leur enfant et dans leur logique de recherche de la normalité ils adoptent plus facilement une stratégie de fuite et d’évitement. Les mères, dans leur logique relationnelle, utilisent plutôt des stratégies de transcendance et investissent leurs énergies dans les soins de leur enfant. Il est frappant de constater que les stratégies des mères apparaissent plus adéquates aux yeux des mères, des pères et des professionnels de la santé. Il est possible que les pères se sentant jugés deviennent méfiants et se retirent. Or, plus ils se retirent, plus les professionnels les plongent dans la ‘réalité’ en adoptant des stratégies visant à favoriser l’implication parentale plutôt que d’explorer, par exemple, pourquoi ils ont autant besoin de penser que leur enfant aura des capacités physiques normales. Tout en impliquant les pères dès l’annonce, il est important de respecter leur rythme d’adaptation/transformation.» (p. 229)