''N’oublie pas, il faut être fier de son origine'' : Reconstruire et transmettre le bouddhisme cambodgien en contexte migratoire postgénocidaire

''N’oublie pas, il faut être fier de son origine'' : Reconstruire et transmettre le bouddhisme cambodgien en contexte migratoire postgénocidaire

''N’oublie pas, il faut être fier de son origine'' : Reconstruire et transmettre le bouddhisme cambodgien en contexte migratoire postgénocidaire

''N’oublie pas, il faut être fier de son origine'' : Reconstruire et transmettre le bouddhisme cambodgien en contexte migratoire postgénocidaires

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Référence bibliographique [11213]

Létourneau, Anne. 2012. «''N’oublie pas, il faut être fier de son origine'' : Reconstruire et transmettre le bouddhisme cambodgien en contexte migratoire postgénocidaire». Dans Le Québec après Bouchard-Taylor : Les identités religieuses de l’immigration , sous la dir. de Louis Rousseau, p. 69-117. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Dans ce chapitre il s’agit «de rendre visible, de sortir de l’ombre [la communauté cambodgienne de Montréal] dont on parle peu dans les médias comme dans les travaux universitaires, de s’intéresser à sa manière toute particulière d’être de religion bouddhiste, d’être d’ethnicité khmère et d’articuler ces appartenances ou identités dans un contexte où le groupe occupe une posture minoritaire.» (p. 69)

Questions/Hypothèses :
«Que signifie être bouddhiste et être d’ethnicité khmère ou de nationalité cambodgienne au Québec aujourd’hui?» (p. 69-70)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure a «tenté de répondre à cette question à partir d’entrevues [avec cinq hommes et six femmes] en 2005 et 2006 et d’une observation participante à la Pagode khmère du Canada». (p. 70)

Instruments :
Guide d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Dans un premier temps, la comparaison entre bouddhisme tel qu’il est vécu au Cambodge et à Montréal nous a menée à considérer la sévérité des dommages physiques et psychologiques causés par le régime des Khmers rouges aux personnes interrogées ou à leur famille ainsi qu’à la tradition bouddhiste elle-même. […] De plus, la mémoire d’un passé aussi sanglant rend sans doute toute forme de transmission aux deuxième et troisième générations difficile puisqu’aux éléments du bouddhisme emportés se rattachent les douleurs profondes des survivantes et des survivants.» (p. 107) La famille «constitue la principale courroie de transmission [du bouddhisme] et on peut supposer que le bouddhisme sera appelé à jouer un moindre rôle en l’absence de cette zone d’influence.» (p. 109) À noter qu’à l’aide de quelques exemples, l’auteure démontre «l’importance de la sphère familiale dans l’activation du facteur religieux et par le fait même la reproduction de l’ethnicité.» (p. 98)