La tension instruction-socialisation dans les relations école-familles immigrantes : une question de reconnaissance ?

La tension instruction-socialisation dans les relations école-familles immigrantes : une question de reconnaissance ?

La tension instruction-socialisation dans les relations école-familles immigrantes : une question de reconnaissance ?

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Référence bibliographique [11211]

Lenoir, Annick. 2012. «La tension instruction-socialisation dans les relations école-familles immigrantes : une question de reconnaissance ?». Dans Les pratiques enseignantes : entre instruire et socialiser : regards internationaux , sous la dir. de Yves Lenoir et Tupin, Frédéric, p. 395-422. Québec: Presses de l’université Laval.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’auteure aborde la question des caractéristiques de l’immigration au Québec, des motifs du projet migratoire et du choix d’un espace scolaire chez les familles immigrantes, et de la perception des parents immigrants par rapport à l’école québécoise.

Questions/Hypothèses :
«Nous posons l’hypothèse dans ce texte que les éventuelles tensions dans la relation école-familles issues de l’immigration reposent en grande partie sur la présence d’une logique différenciée entre ces acteurs concernant l’importance des missions de l’école envers le processus d’apprentissage.» (p. 397)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure s’appuie sur de nombreux documents gouvernementaux, mais également sur plusieurs recherches québécoises qui portent sur l’intégration des élèves immigrants au Québec et le regard des familles immigrantes sur le système scolaire québécois.

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«Les constats que nous avons exposés dans ce texte nous permettent d’affirmer que la tension instruction-socialisation dans les relations école-familles issues de l’immigration doit être analysée en fonction d’une caractéristique particulière à ces familles, celle d’avoir migré. Ce mouvement, qu’il ait été volontaire ou non, requiert en effet une demande de reconnaissance de la part de ces familles sur plusieurs plans: une reconnaissance de leurs attentes en lien avec le projet migratoire (sur les plans économiques, familial, citoyen et national), des difficultés d’intégration professionnelle et sociale qu’elles rencontrent dans la société québécoise qui limitent leur accès à une réelle citoyenneté (isolement, pauvreté, déqualification), de leur compétences en tant qu’éducateurs et passeurs culturels.» (p. 412) «Si l’objectif des familles et des acteurs scolaires est, notamment, de faire des jeunes issus de l’immigration des citoyens épanouis, la pauvreté, la discrimination ou l’isolement vécu éventuellement par leurs parents, les pressions à la conformité que ces jeunes peuvent subir dans leur famille ou à l’école, les demandes contradictoires potentielles auxquelles ils sont confrontés sont autant d’éléments à partir desquels se construit leur identité et leur projet de vie personnel.» (p. 416)