Comment parlent les aînés?

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Référence bibliographique [11206]

Lefebvre, Solange. 1994. «Comment parlent les aînés?». Dans La part des aînés : recherche-action quatrième dossier , sous la dir. de Jacques Grand’Maison et Lefebvre, Solange, p. 37-55. Coll. «Cahiers d’études pastorales». Sherbrooke (Québec): Fides.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Pourquoi écrire tout un chapitre sur le langage des aînés? Parce qu’ils parlent fort différemment que les générations écoutées jusqu’ici. Ils parlent moins aussi sur la scène publique, étant pour la plupart retirés du monde du travail et des grands circuits de la société. Pour mieux comprendre ce qu’ils pensent et ce qu’ils font, il faut d’abord mieux déchiffrer leurs langages souvent narratifs, allusifs et plus nuancés qu’on ne le croit. Cette investigation est donc nécessaire pour rejoindre leurs pensées profondes, leurs désaccords, leurs joies, leurs amours, leurs révoltes, leurs expériences spirituelles et, plus largement, le monde de leurs besoins et aspirations.» (p. 37)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Le présent chapitre est basé sur la participation de dizaines de Québécois et Québécoises de plus de 50 ans et de diverses régions de la province à des entretiens individuels et groupés

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Il faut souligner que [la] santé et [la] richesse des aînés dépendent de la qualité de leurs liens vitaux avec les enfants et les petits-enfants, biologiques ou non biologiques. Cela vaut aussi pour les célibataires. Le besoin de donner aux générations qui nous suivent se fait particulièrement profond à l’âge de la retraite et au-delà. Le langage qui relie aux plus jeunes se fait alors plus affectif, avec des gestes très simples. L’aîné se communique tout entier, non plus seulement par ses activités ou des informations qu’il aurait à transmettre, mais sur le plan de l’être, débordant d’une tendresse qui s’épanche.» (p. 44) L’auteure note que «[d]errière le mutisme de certains, il y a des blessures profondes, des drames de familles. On rencontre rarement chez eux les règlements de compte qui n’en finissent plus, le ressentiment. Mais les vieilles haines sont enfouies et tenaces.» (p. 52) «À la fin de la vie, on s’avoue les limites, les erreurs, les tensions. Le ton tranquille avec lequel sont souvent faites de telles affirmations manifeste malgré tout que plusieurs aînés ont repensé et intégré les contradictions de leur itinéraire.» (p. 54)