Les migrants du Maghreb à Montréal au quotidien

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Les migrants du Maghreb à Montréal au quotidiens

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Référence bibliographique [11161]

Fortin, Sylvie, LeBlanc, Marie Nathalie, Le Gall, Josiane, Blain, Marie-Jeanne et Mossière, Géraldine. 2014. «Les migrants du Maghreb à Montréal au quotidien». Dans L’intégration des familles d’origine immigrante : les enjeux sociosanitaires et scolaires , sous la dir. de Fasal Kanouté et Lafortune, Gina, p. 29-48. Montréal: Presses de l’Université de Montréal.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[N]ous traiterons dans ce chapitre des pratiques de sociabilité des migrants d’Afrique du Nord de confession musulmane et des relations sociales qui traversent les frontières institutionnelles, de lieux et de groupes.» (p. 29)

Questions/Hypothèses :
«La mobilité des migrants, tout comme la mondialisation des échanges, transforme le local au-delà des frontières nationales. Dans ces environnements en mouvement, comment les références identitaires sont-elles façonnées?» (p. 29)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«À partir d’entretiens en profondeur, d’études de cas et d’observation participante dans plusieurs contextes formels (associations, mosquées) et informels (rituels, fêtes et événements à caractère familial, lieux publics) à Montréal, nous avons documenté des pratiques de sociabilité, notamment dans le cadre des relations familiales et intergénérationnelles. [N]ous avons documenté les appartenances et les référents identitaires en élaboration auprès de 49 migrants musulmans et francophones du Maghreb (25), de l’Afrique de l’Ouest (14) et du Liban (10).» (p. 32)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Montréal est une ville plurielle, avec plus de 30% de sa population née à l’extérieur du Canada […] Cette pluralité au quotidien fait de Montréal une actrice à part entière dans l’évolution des différentes trajectoires, sociabilités, appartenances et dynamiques identitaires, ainsi que dans les relations que les individus entretiendront (ou non) les uns avec les autres.» (p. 31-32) Les auteures affirment que tout au long de cette recherche «[l]es migrants rencontrés ont, de manière générale, tissé des liens parmi différents groupes de la société locale (groupe ethnique, national, religieux, immigrant, non-immigrant), selon des vecteurs variés et modulés selon le genre. Une sociabilité panrégionale (du Maghreb) prédomine néanmoins, traduisant, nous dira-t-on, le partage de certaines valeurs qui constituent la trame de fond éthique des relations tissées par les migrants du Maghreb. Ces valeurs sont associées, entre autres, à l’importance accordée à la famille, aux modèles éducatifs des enfants, aux rôles et rapports de genre, à la place quotidienne allouée au fait religieux et plus largement à la spiritualité et, aussi, au partage d’une langue, d’une culture (imaginée ou réelle) et d’une histoire façonnée par un passé colonial et transmise par les milieux scolaires des localités d’origine.» (p. 35-36)