Démystifier le rôle de la planification dans l’homicide conjugal

Démystifier le rôle de la planification dans l’homicide conjugal

Démystifier le rôle de la planification dans l’homicide conjugal

Démystifier le rôle de la planification dans l’homicide conjugals

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Référence bibliographique [11150]

Dubé, Myriam et Drouin, Christine. 2014. «Démystifier le rôle de la planification dans l’homicide conjugal». Dans Violence envers les femmes. Réalités complexes et nouveaux enjeux dans un monde en transformation , sous la dir. de Maryse Rinfret-Raynor, Lesieux, Élisabeth, Cousineau, Marie-Marthe, Gauthier, Sonia et Harper, Elizabeth, p. 135-147. Coll. «Problèmes sociaux et interventions sociales». Québec: Les Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Les objectifs de ce chapitre sont, d’une part, de décrire, de façon qualitative, les contextes de planification de l’homicide conjugal et, d’autre part, de les comparer aux contextes des homicides conjugaux lorsqu’il y a absence de planification […].» (p. 138)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon sur lequel porte cette étude est donc celui de 46 hommes ayant tué leur conjointe, partenaire d’une relation amoureuse ou ex-conjointe au Québec entre 2000 et 2005.» (p. 139) Cet échantillon est issu des données disponibles à partir du Bureau du coroner en chef du Québec.

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Les auteures concluent qu’«il est important de retenir de cette étude que l’homicide conjugal commis par des hommes est, dans la majorité des cas, planifié en entier ou partiellement. Il est aussi primordial de retenir que, dans une situation de violence conjugale où les sentiments de jalousie, de possessivité envers la conjointe sont présents, l’idée d’homicide est réelle.» (p. 145) «À l’annonce d’une séparation ou lors d’une crise de jalousie, ce qui caractérise plutôt les situations d’homicides conjugaux partiellement planifiés, la violence conjugale peut atteindre un paroxysme et une rage destructrice [et] peut s’installer et se transformer rapidement en intention homicide. La moindre occasion, à ce moment, est favorable pour passer à l’acte […].» (p. 145) «D’autres conditions peuvent favoriser le passage à l’acte: l’accès facile à une arme à feu ou encore la violence conjugale continuant ou débutant après la séparation, entre autres sous forme de harcèlement et de menaces. Le contexte social peut aussi faire en sorte qu’il y ait peu de barrière de protection pour la conjointe, les enfants et le conjoint lui-même. Enfin, si ces caractéristiques se retrouvent simultanément dans le contexte conjugal, le danger d’homicide s’en trouve intensifié.» (p. 146)