Couper le fil de la vie : suicide et rituels de mort chez les Atikamekw de Manawan

Couper le fil de la vie : suicide et rituels de mort chez les Atikamekw de Manawan

Couper le fil de la vie : suicide et rituels de mort chez les Atikamekw de Manawan

Couper le fil de la vie : suicide et rituels de mort chez les Atikamekw de Manawans

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Référence bibliographique [10987]

Vitenti, Lívia. 2011. «Couper le fil de la vie : suicide et rituels de mort chez les Atikamekw de Manawan». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, Département d’anthropologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La présente thèse offre une analyse critique du phénomène du suicide en milieu autochtone en s’appuyant notamment sur les croyances sur la mort et sur les rituels funéraires actuels dans la communauté atikamekw de Manawan, dans la région de la Mauricie, au Québec. L’objectif de la recherche est de comprendre la représentation de la mort volontaire chez les Atikamekw à partir des conceptions locales et de tracer un portrait anthropologique de la situation du suicide de cette communauté.» (p. iv)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Nous avons rencontré près de 35 personnes faisant partie de groupes cibles prédéterminés et divisés entre: adultes, jeunes majeurs, adultes et jeunes majeurs membres de familles en deuil, professionnels (autochtones ou non), mineurs et mineurs membres de familles en deuil, afin de réaliser des entrevues semi-dirigées et enregistrées.» (p. 17)

Instruments :
Guides d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les nombreuses rencontres et occasions que nous avons eues d’analyser la communauté de Manawan et les gens qui y travaillent nous ont permis d’établir des comparaisons et de comprendre les critères (alcoolisme, violence conjugale, agressions sexuelles, physiques et psychologiques, consommation de drogues, toxicomanie et dépression) très souvent utilisés comme sources ou déclencheurs des comportements suicidaires. Ces critères entrent dans la perception atikamekw comme explications immédiates du phénomène du suicide comme une manifestation en soi des relations de pouvoir existantes à Manawan. On peut affirmer que la façon de concevoir le suicide dépend de la position sociale occupée dans la communauté par la personne qui l’analyse, et qu’il existe une tension de pouvoir qui fait en sorte que l’une se détache de l’autre, lorsque la première a une force symbolique plus forte que la dernière.» (p.215) «Étant donné que le manque d’affection semble être un aspect très lié aux comportements suicidaires, on insiste pour mettre en évidence cet élément déclencheur. Cet aspect est souvent évoqué soit par rapport à la conjointe ou au conjoint ou par rapport aux parents, par quelques personnes qui ont passé à l’acte ou se sont montrées préoccupées par rapport à une rupture ou à l’absence de liens d’amour.» (p. 221)