La réforme de la protection de la jeunesse : quand l’éducation familiale devient une course contre la montre

La réforme de la protection de la jeunesse : quand l’éducation familiale devient une course contre la montre

La réforme de la protection de la jeunesse : quand l’éducation familiale devient une course contre la montre

La réforme de la protection de la jeunesse : quand l’éducation familiale devient une course contre la montres

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Référence bibliographique [10961]

Goubau, Dominique. 2012. «La réforme de la protection de la jeunesse : quand l’éducation familiale devient une course contre la montre ». Enfances, Familles, Générations, no 16, p. 113-123.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’auteure étudie les implications de «[l]a réforme de la protection de la jeunesse au Québec en 2006 [qui] a introduit dans la loi des durées maximales de placement temporaire. L’idée centrale de la réforme est de permettre aux enfants abandonnés ou en voie de l’être, de bénéficier le plus rapidement possible d’un projet de vie permanent qui leur assurera la stabilité nécessaire.» (p. 113)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure utilise des données documentaires diverses.

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


«Cette nouvelle approche […] représente cependant un défi, tant pour eux [les intervenants] que pour les familles car les délais imposent à l’intervention une dimension d’urgence qu’il n’est pas toujours facile de concilier avec les autres principes de la loi.» (p. 113) De plus, considérant«[…] que la pauvreté peut être désignée comme le facteur déterminant de la compromission de la sécurité et du développement des enfants dans la grande majorité des cas […] on peut dire que les limites dans la durée des placements et, par conséquent, la compression du temps disponible pour aider les parents, notamment par l’éducation familiale, mettent particulièrement sous pression les familles les plus défavorisées de la société. Et sans nier le fait que plusieurs effets de la réforme sont encourageants ni le fait que dans certains cas le retrait permanent d’un enfant est une mesure qui s’impose, force est de constater que tant que les services ne seront pas plus disponibles et que la collaboration entre les différents acteurs ne sera pas une réalité de tous les jours, la réforme de la protection de la jeunesse continuera à imposer à plusieurs familles les conditions d’une course contre la montre perdue d’avance.» (p. 120-121)