Vieillir au centre de la ville plutôt que dans ses marges

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Référence bibliographique [10937]

Blein, Laure et Guberman, Nancy. 2011. «Vieillir au centre de la ville plutôt que dans ses marges ». Diversité urbaine, vol. 11, no 1, p. 103-121.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Notre objectif de départ était de comprendre les dimensions du chez-soi pour les personnes âgées en perte d’autonomie, de voir en quoi ces aînés s’identifient ou résistent à certaines formes d’assignation identitaire et quel lien cela a (ou pas) avec le lieu où elles habitent. Nous espérions que notre étude puisse contribuer à sensibiliser les décideurs, les gestionnaires et les professionnels aux sens que revêt le chez-soi pour des aînés et qu’ils puissent intégrer ces dimensions dans l’offre de services à domicile et les choix résidentiels proposés aux aînés.» (p. 103)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les auteurs ont «[…] rencontré 26 personnes […]: dix-neuf femmes et sept hommes, âgés de 66 à 96 ans – dix personnes anglophones, douze francophones et quatre bilingues. Ils sont majoritairement locataires (cinq sont propriétaires) et vivent souvent seuls (sept sont en couple, une personne vit avec son petit-neveu, et une autre vit avec son fils).» (p. 109)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«[L]e fait de vivre dans un environnement intergénérationnel […] et interculturel permet de se sentir partie prenante de la vie sociale, même si les contacts sont indirects. La proximité des transports publics et des services, qu’il s’agisse des magasins ou des services de santé, caractéristique spécifique des quartiers centraux par rapport aux quartiers périphériques ou aux banlieues, permet de contrer l’exclusion territoriale, les ressources étant plus facilement accessibles. De plus, la possibilité de faire appel à une diversité de sources d’aide semble influencer positivement l’impression de maîtriser son espace de vie et le sentiment d’autonomie. Les aînés ayant participé à notre recherche ont développé diverses stratégies afin d’actualiser leurs multiples identités et de continuer de vivre leur vie malgré des problèmes de santé. Ces stratégies sont principalement: participer à des activités ou les organiser, recevoir la visite de bénévoles, de la famille ou d’amis de passage, exercer leur mobilité en allant faire les courses ou en se promenant au parc, avoir des contacts directs ou indirects avec des personnes de tous âges, organiser une aide qui leur permet de se sentir autonomes par rapport à leurs proches. Ainsi, plutôt qu’antinomiques, vieillesse et vie urbaine peuvent être complémentaires.» (p. 116)