Processus d’ajustement social de la performance de genre chez les femmes immigrantes à Montréal

Processus d’ajustement social de la performance de genre chez les femmes immigrantes à Montréal

Processus d’ajustement social de la performance de genre chez les femmes immigrantes à Montréal

Processus d’ajustement social de la performance de genre chez les femmes immigrantes à Montréals

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Référence bibliographique [10892]

Nault-Beaucaire, Julie. 2012. «Processus d’ajustement social de la performance de genre chez les femmes immigrantes à Montréal». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de communication.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La présente recherche porte sur la performance de genre des femmes immigrantes à Montréal.» (p. viii)

Questions/Hypothèses :
«Ainsi, nous tenterons au fil de cette recherche d’éclairer [d]es aspects méconnus en explorant la réalité singulière de femmes immigrantes à Montréal en tentant de répondre à la question centrale suivante : comment le processus d’ajustement social de la performance de genre est-il vécu par les femmes immigrantes depuis leur établissement à Montréal?» (p. 26)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon comprend quatre femmes immigrées à Montréal depuis cinq à dix ans. Les quatre femmes sont âgées en 28 et 34 ans, elles viennent de la Colombie, de la France, du Maroc et du Mexique. Deux d’entre-elles ont un enfant en bas âge. Les participantes ont été interviewées à trois reprises.

Instruments :
- Guide d’entretien de type récit de vie (premier entretien)
- Guide d’entretien semi-directif (deuxième entretien)
- Guide d’entretien non directif (troisième entretien)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les résultats de la recherche nous permettent d’identifier quatre pistes d’interprétation. D’abord, le processus d’ajustement social de la performance de genre semble favorisé chez les participantes par une posture réflexive particulière. De plus, il semble que les participantes n’aient pas rencontré au sein du quotidien montréalais une diversité de conception du genre, mais plutôt une seule conception. D’autre part, ce processus semble influencé par la composition de leur réseau, les personnes rencontrées au quotidien, ainsi que par leurs expériences quotidiennes. Enfin, il semble que ce processus ait mené les participantes à vivre une série d’ajustements divers, où toutes eurent le sentiment qu’un plus grand nombre de possibilités s’offraient à elles.» (p. viii) À noter que les participantes confrontent leur vision des relations de couples et familiales dans leurs pays d’origine et au Québec. Elles perçoivent «[...] les femmes de leur pays d’origine comme étant traditionnalistes; ce qu’elles associent notamment à l’importance que ces femmes accordent au mariage et à la famille, ainsi qu’aux rôles et tâches qui leur incombent au sein du ménage.» (p. 75) À l’inverse, elles croient que les québécoises accordent davantage d’importance au travail qu’à leur couple ou à leur famille.