Considérations croisées sur les orphelinats de France et du Québec aux XIXe et XXe siècles

Considérations croisées sur les orphelinats de France et du Québec aux XIXe et XXe siècles

Considérations croisées sur les orphelinats de France et du Québec aux XIXe et XXe siècles

Considérations croisées sur les orphelinats de France et du Québec aux XIXe et XXe siècless

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Référence bibliographique [10891]

Peter, Mathieu. 2012. «Considérations croisées sur les orphelinats de France et du Québec aux XIXe et XXe siècles ». Enfances, Familles, Générations, no 16, p. 145-164.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
L’auteur se penche sur l’histoire des orphelinats durant les XIXe et XXe siècles. Il compare la situation québécoise avec celle en France. Plus précisément l’auteur se penche sur «[…] l’histoire des orphelinats à travers leur rapport avec l’État afin de mettre en lumière les spécificités françaises et québécoises.» (p. 148)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteur utilise diverses sources premières provenant tant de la France que du Québec. Il se sert surtout d’ouvrages d’époque traitant les orphelinats. De plus, il utilise des documents tirés des fonds d’archives du ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec ainsi que des fonds d’archives français.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


«Au Québec comme en France, les orphelinats présentent les mêmes caractéristiques et les mêmes ambivalences, mais l’organisation générale de l’aide à l’enfance diffère d’un État à l’autre. Les distinctions entre les orphelinats français et québécois résultent de la place qu’ils occupent au sein de chaque projet d’assistance publique. De part et d’autre de l’Atlantique, le degré d’implication de l’Église et l’État en matière sociale influencera l’action des orphelinats, et plus tard leur représentation. Absorbés après la Seconde Guerre mondiale par les dispositifs hégémoniques du secteur médico-social, les orphelinats n’ont plus actuellement aucune réalité et ne subsistent qu’à travers l’imagination collective.» (p. 145) L’auteur note que durant le XXe siècle, «[p]our des raisons financières (réduire les dépenses des hôpitaux-hospices), sanitaires (préserver la santé des enfants) et sociales (leur faire prendre l’habitude du travail), l’assistance publique préfère procéder au placement familial des enfants assistés.» (p. 155) L’auteur remarque que l’amélioration des conditions familiales par la mise en place du filet social de l’État-providence fait diminuer le nombre d’enfants mis en adoption. Participant ainsi au passage de l’orphelinat au placement dans des ressources familiales. Au milieu du XXe siècle, que ce soit en France ou au Québec, les religieux perdent la main mise sur les orphelins au profit des institutions de l’État.