Le grotesque dans les fabliaux érotiques : figure féminine et poétique du rire populaire

Le grotesque dans les fabliaux érotiques : figure féminine et poétique du rire populaire

Le grotesque dans les fabliaux érotiques : figure féminine et poétique du rire populaire

Le grotesque dans les fabliaux érotiques : figure féminine et poétique du rire populaires

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Référence bibliographique [10848]

Roy, Samanta. 2011. «Le grotesque dans les fabliaux érotiques : figure féminine et poétique du rire populaire». Mémoire de maîtrise, Trois-Rivières (Québec), Université du Québec à Trois-Rivières, Département d’études littéraires.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[C]e mémoire entend présenter une histoire de la figure féminine à partir d’un corpus formé de cinq fabliaux […].» (p. 6)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure utilise un corpus littéraire de cinq fabliaux datant du Moyen Âge: «[…] Les Tresces II, Le vilain de Bailluel , La Dame qui fist trois tors entor le moustier, Les braies au cordelier et Aubérée; leur étude sera, bien sûr, éclairée par plusieurs autres textes appartenant au genre du fabliau en général et susceptible de l’illustrer.» (p. 6)

Type de traitement des données :
Analyse littéraire

3. Résumé


«Dans un premier temps, je désire présenter la figure féminine comme possédant un pouvoir au sein du couple, de par l’usage de sa sexualité. [...] Dans un deuxième temps, je tente de montrer que le grotesque est essentiel au rire et que la femme en est l’instrument dans le fabliau érotique.» (p. 6) L’auteure conclut que «[p]ar le grotesque, la femme révèle son pouvoir au sein du couple inversé, où elle use de ruses et de manipulations pour arriver à ses fins. Cependant, malgré son importance dans le récit, c’est à travers ses relations avec les autres que la figure féminine se démarque. Son amant est, la plupart du temps, un prêtre intrigant, qui pervertit ses vœux avec la femme. Le pouvoir féminin s’affirme dans le contrôle que la femme exerce sur la figure du prêtre au moyen de ses charmes et de sa sexualité. À l’opposé, le mari est souvent dépeint comme benêt ou impulsif, contrastant ainsi avec les manigances raisonnées de sa femme. Habile manipulatrice, elle utilise les défauts de l’époux afin d’obtenir sa confiance et se livrer à des ébats extraconjugaux sans danger d’être découverte. La sexualité féminine est exploitée dans le fabliau érotique sous différents angles.» (p. 94-95)