La délinquance des adolescentes: étude comparative entre une population canadienne et algérienne

La délinquance des adolescentes: étude comparative entre une population canadienne et algérienne

La délinquance des adolescentes: étude comparative entre une population canadienne et algérienne

La délinquance des adolescentes: étude comparative entre une population canadienne et algériennes

| Ajouter

Référence bibliographique [10803]

Bergheul, Saĩd. 2011. «La délinquance des adolescentes: étude comparative entre une population canadienne et algérienne ». Neuropsychiatrie de l’enfance et de l’adolescence, vol. 60, no 6, p. 446-453.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Dans cet article, l’auteur compare la délinquance des adolescents et des adolescentes entre l’Algérie et le Québec.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Pour l’étude menée au Québec l’échantillon comprend «[…] 150 filles et 506 garçons, dont les âges, varient entre 13 et 17 ans […].» (p. 448) Concernant l’Algérie, «[l]’échantillon étudié est composé de 124 délinquants, comprenant 79 garçons et 45 filles.» (p. 450) À noter que l’étude québécoise a été réalisée dans les années 1990 par des chercheurs québécois.

Instruments :
Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«La délinquance scolaire est un indicateur d’une délinquance précoce pour la fille et le garçon dans l’échantillon algérien et canadien. La consommation des drogues et alcools est un facteur qui discrimine le délinquant et la délinquante dans l’échantillon algérien, mais n’a aucune signification dans l’échantillon canadien. […] Le vol grave, la prostitution, la promiscuité sexuelle et la consommation de drogue sont des facteurs précipitant vers une délinquance grave pour la jeune fille algérienne alors que c’est la prostitution, le vol grave et le vol de véhicules qui peuvent conduire vers une délinquance importante chez l’adolescente canadienne. Toutefois, si le pourcentage de garçons impliqués dans des actes délictueux est globalement toujours supérieur à celui des filles, il est cependant établi que la délinquance de ces dernières augmente plus rapidement que celle des garçons […]. [U]ne quantité importante des délits des filles est commise à la maison, alors que les conduites illicites des garçons semblent majoritairement perpétrées dans le cadre extrafamilial, ce qui en fait une ‘délinquance apparente’. […] La promiscuité sexuelle ou la prostitution comme l’indiquent nos résultats […] peut être sévèrement condamnée et provoquer l’affaiblissement et le rejet familial et social.» (p. 452) À noter que les adolescentes, québécoises ou algériennes, ont davantage tendance que les garçons à faire une rébellion familiale. De plus, il s’agit généralement de la première étape avant d’entrer dans la délinquance extrafamiliale.