Violence communautaire et problèmes associés chez des adolescents en protection de la jeunesse

Violence communautaire et problèmes associés chez des adolescents en protection de la jeunesse

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Violence communautaire et problèmes associés chez des adolescents en protection de la jeunesses

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Référence bibliographique [10801]

Dubé, Christine, Dubé-Frenette, Mylène et Gagné, Marie-Hélène. 2011. «Violence communautaire et problèmes associés chez des adolescents en protection de la jeunesse ». Revue de Psychoéducation, vol. 41, no 1, p. 81-98.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La présente étude prospective s’intéresse à la contribution de la violence communautaire aux problèmes d’adaptation des adolescents qui présentent une longue histoire de services de protection de la jeunesse. Le premier objectif est de vérifier si l’exposition à la violence communautaire à 14 ans varie selon le nombre de formes de maltraitance subies depuis l’enfance (négligence, abus physique, abus sexuel et abandon). […] Le deuxième objectif est de vérifier les relations entre la victimisation et divers problèmes d’adaptation. […] Finalement, le troisième objectif est d’identifier les différences entre les jeunes au-dessus et ceux en deçà des seuils cliniques quant aux problèmes d’adaptation à l’étude.» (p. 85)

Questions/Hypothèses :
«L’hypothèse [de l’objectif 1,] est que les jeunes qui auront subi au moins deux formes de maltraitance seront significativement plus exposés à la violence communautaire que ceux qui en ont subi une seule. [Concernant le deuxième objectif,] l’hypothèse est que les antécédents de violence communautaire à 14 ans seront positivement et significativement corrélés aux symptômes d’ESPT et aux problèmes de comportements intériorisés et extériorisés à 16 ou 17 ans.[…] L’hypothèse [en lien avec le troisième objectif] est qu’il existe une différence significative entre les jeunes qui affichent un niveau clinique de problèmes de comportements intériorisés, extériorisés et de symptômes d’ESPT [état de stress post-traumatique], et ceux sous ce seuil, en fonction des expériences de violence communautaire (facteur de risque), du degré d’optimisme (facteur de protection) et du soutien social perçu (facteur de protection).» (p. 85)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon est composé de 31 adolescents recrutés lorsqu’ils étaient âgés entre 12 et 14 ans par l’entremise du CJQ-IU. [Centre jeunesse de Québec – Institut universitaire.] Ces jeunes avaient fait l’objet de mesures de protection de la jeunesse entre le 1er juillet 2003 et le 30 juin 2004. Pour participer à l’étude, ils devaient être connus des services de protection depuis au minimum l’âge de sept ans.» (p.85)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Les résultats montrent une relation inverse entre le nombre de formes de maltraitance subies depuis l’enfance et l’exposition à la violence communautaire. Cette dernière variable est associée aux comportements extériorisés, alors que le nombre de formes de maltraitance est associé au stress post-traumatique. Les jeunes qui affichent les difficultés les plus sévères ont été davantage victimes de violence communautaire.» (p. 81) En effet, «[…] le nombre de formes différentes de maltraitance est positivement et significativement corrélé avec les symptômes d’ESPT. Ce résultat pourrait indiquer que la victimisation en milieu familial est une expérience à fort potentiel traumatique, et ce, possiblement davantage que la violence communautaire.» (p. 93) «Ces résultats dévoilent une facette peu connue et souvent occultée du vécu des jeunes en besoin de protection. De plus, les résultats contribuent à l’amélioration de la compréhension des effets de la violence communautaire dans un contexte où la maltraitance est partie intégrante de l’histoire de victimisation des jeunes.» (p. 81)