De la contraception à la stérilisation. Représentations et motivations parmi des personnes stérilisées au Québec et en France

De la contraception à la stérilisation. Représentations et motivations parmi des personnes stérilisées au Québec et en France

De la contraception à la stérilisation. Représentations et motivations parmi des personnes stérilisées au Québec et en France

De la contraception à la stérilisation. Représentations et motivations parmi des personnes stérilisées au Québec et en Frances

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Référence bibliographique [10789]

Charton, Laurence. 2011. «De la contraception à la stérilisation. Représentations et motivations parmi des personnes stérilisées au Québec et en France». Dans La contraception : prévalence, prévention et enjeux de société , sous la dir. de Joseph Josy Lévy et Charton, Laurence, p. 87-119. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Dans cette étude, l’auteure soulève «[...] les représentations de ces personnes [interviewées] associent à différentes méthodes contraceptives réversibles. Puis, dans une second temps, [elle] analys[e] les raisons qui [les] ont motivé à recourir à la stérilisation.» (p. 89)

Questions/Hypothèses :
L’auteure se pose les questions suivantes: «Qu’est-ce qui amène des femmes et des hommes à choisir à un moment donné une méthode contraceptive ‘définitive’? Autrement dit, qu’est-ce qui fait qu’une personne, au Québec et en France, passe d’une méthode contraceptive réversible à une méthode ‘irréversible’? Comment ces personnes ont-elles vécu ou envisagent-elles les méthodes contraceptives réversibles? Existe-t-il des différences dans les représentations associées aux différentes méthodes contraceptives entre la France et le Québec? Mais, aussi, est-ce que le faible choix contraceptif proposé aux hommes influence leur décision de recourir à une vasectomie? De même, est-ce que les femmes se font stériliser à défaut d’autres méthodes mieux adaptées pour elles et leur couple?» (p. 88-89)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure s’appuie «[...] sur l’analyse d’entretiens menés, entre 2005 et 2007, en France (Alsace-Lorraine) et au Québec (Montréal et sa région), auprès de ving-cinq femmes (treize au Québec et douze en France) et onze hommes (huit au Québec et trois en France) qui ont eu recours à une stérilisation contraceptive.» (p. 89)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Si les femmes ont désormais accès à une variété de méthodes contraceptives plus ou moins efficaces, et si elles ont la possibilité de recourir à un avortement, elles se retrouvent aussi détentrices d’une responsabilité plus grande qu’avant: celle de choisir ou non d’avoir un enfant, du moment de son arrivée, de l’espacement des naissances et de la décision de stopper leur descendance […]. Si l’accès aux méthodes contraceptives médicales réversibles d’abord, puis irréversibles, a permis aux femmes de vivre leur sexualité sans peur et de façon plus épanouie, des questions demeurent au regard de l’asservissement des femmes aux désirs masculins et aux temporalités sociales qui privilégient une rationalisation des parcours de vie (Charton, 2008). Les comportements reproductifs des hommes sont également façonnés par des exigences sociales […], qui peuvent encourager les hommes à prendre en charge la contraception […]. Masquée sous le discours d’une liberté sexuelle, du rejet des contraintes sous toutes ses formes naturelles, l’analyse des représentations associées aux méthodes contraceptives de personnes stérilisées et des motivations à recourir à une stérilisation a permis de montrer les difficultés liées aux méthodes contraceptives, mais aussi de mettre en lumière des enjeux sociaux de sexe sous-tendant les pratiques sexuelles et les choix contraceptifs.» (p. 117)