La polyvictimisation des jeunes

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Référence bibliographique [10766]

Cyr, Katie, Chamberland, Claire, Lessard, Geneviève, Clément, Marie-Ève et Gagné, Marie-Hélène. 2012. «La polyvictimisation des jeunes». Dans Les enfants maltraités : de l’affliction à l’espoir , sous la dir. de Marie-Hélène Gagné, Drapeau, Sylvie et Saint-Jacques, Marie-Christine, p. 121-142. Québec: Presses de l’Université Laval.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans le présent chapitre, nous présentons un nouveau courant de recherche issu d’études nord-américaines destiné à documenter dans leur ensemble les diverses formes de victimisation vécues par les jeunes. La victimisation fait référence aux agressions directes et indirectes vécues dans les sphères intrafamiliales et extrafamiliales. La victimisation intrafamiliale désigne des situations vécues dans le milieu familial, incluant la maltraitance, soit toute acte ou toute omission d’un parent qui entraîne chez l’enfant des sévices réels, potentiels, ou une menace de sévices, et la violence dans la fratrie ou de la part d’un proche.» (p. 121)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Sachant que «[l]a victimisation fait référence aux agressions directes et indirectes vécues dans les sphères intrafamiliales et extrafamiliales» (p. 121), les auteures mentionnent que «[…] de plus en plus d’études soulignent un lien entre [ces deux formes de victimisation] des enfants» (p. 123). À ce titre, certaines des études rapportées mentionnent que les enfants victimisés présentent des conditions de vie particulières comme une plus grande pression et plus de supervision de la part des parents, ainsi que l’utilisation de comportements disciplinaires. Aussi, «[l]es enfants devenus polyvictimes [...] présentaient un des facteurs suivants: ils vivaient ou ont déménagé dans des communautés perçues comme étant dangereuses; ils vivaient dans des familles caractérisées par la violence et les conflits, leur famille vivait plus de problèmes (chômage, problèmes, financiers, abus de substances), et ils affichaient eux-même plus de problèmes émotionnels ou comportementaux.» (p. 127) Ainsi, «[...] l’analyse de la littérature scientifique montre clairement que toute expérience de victimisation constitue un facteur de risque pour d’autres formes de victimisation, survenant dans divers contextes relationnels et à des niveaux d’intensité variés. [...] Enfin, la présente analyse invite les praticiens, chercheurs et décideurs à adopter une approche globale dans la compréhension de la victimisation des enfants, afin de décloisonner les politiques publiques et les programmes qui interviennent trop souvent de manière sectorielle.» (p. 135-136)