Les blogues des jeunes amérindiens au Québec. Projection de soi et lien social sur internet

Les blogues des jeunes amérindiens au Québec. Projection de soi et lien social sur internet

Les blogues des jeunes amérindiens au Québec. Projection de soi et lien social sur internet

Les blogues des jeunes amérindiens au Québec. Projection de soi et lien social sur internets

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Référence bibliographique [10736]

Bousquet, Marie-Pierre. 2011. «Les blogues des jeunes amérindiens au Québec. Projection de soi et lien social sur internet». Dans Les transitions à la vie adulte des jeunes en difficulté : concepts, figures et pratiques , sous la dir. de Martin Goyette, Pontbriand, Annie et Bellot, Céline, p. 115-138. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans la lignée de mes travaux sur les générations […], et notamment de mon intérêt pour les jeunes, qui constituent la génération en devenir et la plus compétente dans l’usage d’Internet, je voulais savoir quel monde les jeunes amérindiens exposaient sur leurs blogues.» (p. 116)

Questions/Hypothèses :
«Quels réseaux y montraient-ils? Quelles références étaient les leurs? Que pensaient-ils d’eux-mêmes et des autres? En somme, de quoi parlaient-ils? […] La première hypothèse est que les jeunes Algonquiens ont leurs propres réseaux sociaux, qui sont fondés en priorité sur la parenté. La deuxième hypothèse est que ces jeunes sont fiers d’être Amérindiens. La troisième hypothèse est qu’ils affirment une identité particulière, qui est plus dans la lignée de celles des générations les ayant précédés qu’ils ne le pensent, à savoir qu’ils se revendiquent comme Amérindiens tout en s’identifiant à des sous-cultures de la modernité […].» (p. 116)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«[N]ous avons étudié pas loin de 250 blogues, en remarquant que certaines communautés sont très présentes sur le Net et d’autres beaucoup moins.» (p. 123) Les blogues des nations iroquoiennes n’ont pas été retenues afin de «[…] donner la priorité aux nations algonquiennes, en particulier les Anicinabek (les Algonquins), les Atikamekw et les Innus […].» (p. 123)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«À l’issue de cette recherche, plusieurs résultats doivent être soulignés. Tout d’abord, trois espaces-temps marquent le passage d’un âge à un autre: l’entrée dans la sexualité adulte, les conduites à risque et le temps des pairs. L’entrée dans la sexualité commence dès le début de l’adolescence, en même temps que la recherche d’une conjointe ou d’un conjoint. Les rapports amoureux sont, comme ailleurs, sujets d’angoisse et de surinvestissement: ils sont particulièrement idéalisés quand les jeunes ne peuvent pas compter sur la présence des adultes de leur entourage pour les soutenir. Les conduites à risque, quant à elles, sont présentées comme une sorte de passage obligé pour devenir une Amérindienne ou un Amérindien adulte. […] Les cadres intégrateurs semblent être: les réseaux sociaux, fondés sur la parenté; le choix de sous-cultures de la modernité; et l’identité amérindienne. En premier lieu, la famille est le fondement des réseaux et les enfants y sont primordiaux. Devenir parent est perçu comme un facteur de stabilité et de renforcement dans la vie des jeunes Algonquiens. […] Ensuite, ces jeunes se servent de sous-cultures de la modernité, en l’occurrence la culture hip-hop, pour s’exprimer et pour s’émanciper […]. Enfin, l’identité amérindienne est une source de fierté, surtout à partir de l’acquisition d’une certaine maturité.» (p. 134-135)