Les aspirations pour l’avenir des jeunes Cris de la Baie James. Devoir contenter une communauté

Les aspirations pour l’avenir des jeunes Cris de la Baie James. Devoir contenter une communauté

Les aspirations pour l’avenir des jeunes Cris de la Baie James. Devoir contenter une communauté

Les aspirations pour l’avenir des jeunes Cris de la Baie James. Devoir contenter une communautés

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Référence bibliographique [10735]

Lessard, David. 2011. «Les aspirations pour l’avenir des jeunes Cris de la Baie James. Devoir contenter une communauté». Dans Les transitions à la vie adulte des jeunes en difficulté : concepts, figures et pratiques , sous la dir. de Martin Goyette, Pontbriand, Annie et Bellot, Céline, p. 139-160. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de cet article est de fournir des éléments de réponse à la question suivant: quelles sont les implications des projets formulés pour ou par la jeunesse?» (p. 139)

Questions/Hypothèses :
«Qu’est-ce que ces projets peuvent nous enseigner sur la vie menée dans les communautés autochtones?» (p. 139)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«La méthode utilisée pour répondre à ces questions a été celle de l’enquête ethnographique, réalisée à l’été 2005 […] dans la Première Nation crie de Mistissini, un village d’environ 3000 habitants […].» (p. 139) L’auteure a réalisé une vingtaine d’entretiens «[…] avec des membres de la communauté de plusieurs générations ainsi qu’une observation participante des diverses activités et espaces de la communauté réservés aux jeunes […].» (p. 139)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Les aspirations que les habitants de ces villages peuvent avoir pour leur groupe sont diverses et basées sur des principes bien différents. Les individus jeunes et moins jeunes en sont conscients et les débats et conflits au sein des communautés amérindiennes sont probablement une profondeur historique dont personne, parmi les Indiens, n’est dupe, mais qui a été voilée dans les sciences sociales […]. Cette diversité de modèles sociaux et culturels au sein des communautés fait en sorte que les jeunes sont surveillés et se surveillent eux-mêmes de toute part. En définitive, il est impossible pour ces jeunes de contenter l’ensemble de la communauté sans échapper aux critiques.» (p. 158) Dans ce chapitre l’auteur souligne que «[l]es groupes de pairs sont des groupes de jeunes qui ont le même âge; […] les liens d’amitié et de parenté se superposent souvent, étant donné l’intrication des liens familiaux dans le tissu social.» (p. 152) De plus, selon l’auteur, «[…] un discours informel existe, en parallèle de[s] critiques publiques: il se situe dans les interactions interpersonnelles et les relations entre les membres d’une famille, dans la vie de tous les jours à Mistissini. Ce discours est souvent qualifié péjorativement de ‘laisse-faire’: on reconnaît aux jeunes le droit d’explorer, de faire des détours et de vivre leurs expériences.» (p. 155)