Dynamiques de continuité dans les trajectoires d’autonomisation des jeunes femmes

Dynamiques de continuité dans les trajectoires d’autonomisation des jeunes femmes

Dynamiques de continuité dans les trajectoires d’autonomisation des jeunes femmes

Dynamiques de continuité dans les trajectoires d’autonomisation des jeunes femmess

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Référence bibliographique [10732]

Goyette, Martin et Turcotte, Marie-Ève. 2011. «Dynamiques de continuité dans les trajectoires d’autonomisation des jeunes femmes». Dans Les transitions à la vie adulte des jeunes en difficulté: concepts, figures et pratiques , sous la dir. de Martin Goyette, Pontbriand, Annie et Bellot, Céline, p. 91-113. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Dans l’optique de mieux comprendre comment évoluent les trajectoires d’insertion et d’autonomisation des participantes et comment mieux les soutenir, les objectifs de recherche suivants ont été formulées: 1) Appréhender le devenir des participantes en termes d’insertion sociale, 2) Mesurer la nature et l’étendue du soutien qu’elles reçoivent, 3) Préciser quels sont les obstacles et les leviers d’insertion sociale qui modulent leurs parcours de vie, 4) Appréhender leurs processus d’autonomisation et comprendre comme elles font face à l’injonction d’autonomie lorsqu’elle y sont confrontées.» (p. 94-95)

Questions/Hypothèses :
«[D]ans [l]e contexte de prolongement de la jeunesse observé dans les sociétés occidentales (prolongement des études, de la cohabitation avec la famille d’origine, report du mariage et du premier enfant, plus grande instabilité dans le couple, etc.), qu’en est-il des conséquences de ‘l’entrée dans la parentalité lorsqu’elle devance l’entrée dans l’âge adulte’ […], lorsque les jeunes mères sont tout à coup, et de façon irréversible, projetées dans la vie adulte? En outre, comment est-il possible de soutenir ces jeunes femmes qui, lorsqu’elles quittent définitivement la prise en charge des centres jeunesse, n’ont pourtant que peu de soutien de leur entourage?» (p. 94)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon contient 27 participantes. «La majorité est issue de centres de réadaptation (n = 17), quatre d’entre elles sont issues d’un centre de réadaptation pour jeunes en difficultés d’adaptation, quatre proviennent de familles d’accueil et deux de foyers de groupe. […] La plupart des jeunes femmes (n = 12) n’ont pas d’expériences connues de grossesse et de maternité au premier temps de mesure.» (p. 96)

Instruments :
- Guide d’entretien semi-directif
- Questionnaire

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Au premier temps de mesure, les jeunes femmes enceintes ou mères se répartissent en proportions à peu près équivalentes comparativement aux autres participantes, relativement à leurs situations résidentielle et conjugale, leurs dynamiques d’accrochage socioprofessionnel, leurs dynamiques d’ancrage relationnel et leurs trajectoires d’autonomisation. Leurs relations conjugales sont en revanche établies depuis plus longtemps que dans le cas des autres jeunes femmes au premier temps de mesure, mais cette tendance ne persiste pas toujours au deuxième temps de mesure, ce qui porte ainsi à croire que la maternité est le plus souvent investie et projetée par des jeunes femmes vivant en couple depuis un moment, mais que ces relations conjugales, à l’image d’une réalité qui touche l’ensemble des jeunes, s’avèrent finalement passagères dans la plupart des cas. Il est aussi à noter que les jeunes femme enceintes ou mères se rapprochent généralement des membres de leur famille entre les deux temps de mesure. On observe d’ailleurs que celles qui ne parviennent pas à s’entourer d’un réseau ‘familial’ sont confrontées à un manque d’opportunités leur permettant de former de tels liens. Ainsi, il ne faudrait pas déduire que les jeunes femmes concernées choisissent au départ d’évoluer de façon autosuffisante, à l’écart de toute forme de soutien des membres de leur famille.» (p. 109-110)