Un parti pris sexuels: la sexualité dans la revue Parti pris

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Référence bibliographique [10713]

Warren, Jean-Philippe. 2012. «Un parti pris sexuels: la sexualité dans la revue Parti pris». Dans Une histoire des sexualités au Québec au XXe siècle , sous la dir. de Jean-Philippe Warren, p. 172-195. Montréal: VLB.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Après un rappel des principaux thèmes que le lecteur retrouve dans les pages de Parti pris, nous verrons, en fin de parcours de cette analyse historique, comment la question de la sexualité s’alimentait alors aux sources d’une tradition machiste qui reléguait les femmes au statut d’objets passifs et de la révolution à venir.» (p. 175)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteur utilise des sources premières, principalement les numéros de la revue Parti pris entre 1963 et 1968.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


Selon l’auteur, «[l]es écrivains de la lignée de Parti pris ne faisaient que continuer une tradition ancienne qui, en découpant les sphères privée et publique à même le tracé supposé des genres, ne voyait de libération possible pour les hommes que dans une sortie définitive hors de la maternité. Les motifs patriarcaux de la ‘gang’ de Maheu [un des collaborateur de la revue] auraient ainsi reproduit des mobiles anciens en recouvrant d’une vernis freudo-marxiste une vision profondément masculiniste de la société qui, inconsciemment, cherchait peut-être moins à favoriser l’épanouissement de tous qu’à rétablir au profit des hommes l’inégalité des sexes. […] Leur volonté de chambardement de l’ordre établi ressemblait davantage, de ce point de vue […] à une normalisation de la sexualité québécoise qu’à sa réinvention sur des bases nouvelles, désormais parfaitement égalitaires.» (p. 195) À noter que selon les partipristes, la situation familiale est une représentation de la situation du Québec. Par exemple, pour eux, «[…] le Canada français aurait pu sembler une société matriarcale, les pères n’occupant aucune place dans l’ordre viril de la politique ou de l’économie, si ce n’était du fait que les mères, confinées aux fourneaux, étaient elles aussi sacrifiées sur l’autel de la morale.» (p. 185) De plus, «[e]n se libérant de la mère et en faisant de l’épouse une amante, l’homme canadien-français pourrait ‘descendre aux enfers de l’aliénation coloniale’ et ‘y vaincre nos monstres maternels et castrateurs.» (p. 186)