Entre temps de travail et temps du travail : L’ambivalence des temporalités professionnelles dans le travail social et leur implication sur l’articulation des temps sociaux

Entre temps de travail et temps du travail : L’ambivalence des temporalités professionnelles dans le travail social et leur implication sur l’articulation des temps sociaux

Entre temps de travail et temps du travail : L’ambivalence des temporalités professionnelles dans le travail social et leur implication sur l’articulation des temps sociaux

Entre temps de travail et temps du travail : L’ambivalence des temporalités professionnelles dans le travail social et leur implication sur l’articulation des temps sociauxs

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Référence bibliographique [10703]

Laloy, David. 2012. «Entre temps de travail et temps du travail : L’ambivalence des temporalités professionnelles dans le travail social et leur implication sur l’articulation des temps sociaux». Dans Performance organisationnelle et temps sociaux , sous la dir. de Diane-Gabrielle Tremblay, p. 147-163. Québec: Presses de l’Université du Québec.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif directeur qui anime nos recherches est de comprendre comment le temps consacré au travail rémunéré pèse sur les «équations temporelles personnelles» des individus (Grossin, 1996), expression qui désigne le travail individuel de mise en cohérence pratique et subjective des diverses temporalités.» (p. 147)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Notre échantillon est constitué de 39 répondants. Il contient 6 hommes et 33 femmes. La plupart vivent en couple (conjoint de fait, premier mariage ou famille reconstituée). Seule trois répondantes ont déclaré s’occuper seules de leur(s) enfant(s). Une petite majorité travaille à temps plein [...] L’échantillon est très diversifié en ce qui concerne le lieu de travail et offre un large éventail des secteurs dans lesquels les travailleurs sociaux exercent leur profession au Québec» (p. 148)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Si on prend en compte les phénomènes d’épanchement temporel auxquels ils doivent faire face du fait de la nature relationnelle du travail social et le temps nécessaire à la récupération psychique, on s’aperçoit que le temps du travail dépasse largement le temps de travail. Or, ce sont les caractéristiques du temps du travail qui posent les conditions réelles de l’articulation des temps sociaux. […] Cependant, les solutions apportées au niveau institutionnel ou au niveau organisationnel continuent de se baser sur une vision uniquement quantitative de temps. L’action publique concernant cette question se base en général sur une logique de réduction du poids quantitatif du travail et de la famille afin de favoriser l’articulation entre ces deux engagements. Du côté du travail, la mise en place de divers dispositifs de congés pour raisons parentales ou de réduction du temps de travail est souvent présentée comme un bon moyen pour favoriser une meilleure articulation de temps chez les individus. Du côté de la charge familiale, les possibilités de déléguer certaines tâches domestiques ou parentales comme les lieux d’accueil à l’enfance ou les services d’aide-ménagère se basent également sur une conception uniquement quantitative du temps.» (p. 161)