La prématurité : y survivre et s’en guérir

La prématurité : y survivre et s’en guérir

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Référence bibliographique [10690]

Tessier, Réjean, Nadeau, Line et Charpak, N. 2011. «La prématurité : y survivre et s’en guérir». Dans Le développement de l’enfant né prématuré , sous la dir. de Daniel Mellier, p. 65-84. Marseille: Solal.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Ce chapitre vise, dans un premier temps, à décrire les conséquences et les facteurs de risques liés à une naissance prématurée et, dans un deuxième temps, à évaluer l’impact de la Méthode Mère Kangourou sur le développement de l’attachement chez la mère ainsi que sur le développement cognitif et socio-émotif des bébés prématurés.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Les données concernant la méthode Kangourou proviennent de l’étude «Attachement et sensibilité maternelle à 41 semaines d’âge de conception» et de la suite de l’étude, «La Méthode Mère Kangourou, une méthode qui protège les enfants prématurés à haut risque contre des retards de développement».s

Type de traitement des données :
Analyse statistique
Réflexion critique

3. Résumé


«En résumé de ces travaux, à très court terme, les sentiments de la mère sont plus positifs et plus confiants à l’égard de son enfant prématuré, à moyen terme (12 à 15 mois), la méthode Kangourou semble protéger les enfants les plus fragiles à la naissance de deux façons: les familles sont plus stimulantes pour le développement mental et social des enfants et ces derniers obtiennent un développement cognitif significativement plus élevé (allant de 10 à 13 points pour les plus fragiles) que ceux soumis aux soins traditionnels. […] Si les prématurés survivent de plus en plus nombreux grâce aux soins médicaux de plus en plus adéquats, il n’en va pas de même pour le développement de ces enfants dont un pourcentage toujours aussi important est en échec tant sur les plans scolaire que social. Ces enfants restent avec des incapacités notoires et durables pour une très longue période de leur vie, voire pour toute la vie. L’idée que des soins différents puissent permettre une certaine réparation du cerveau à un âge critique, c’est-à-dire très tôt, n’est pas à négliger. En ce sens la méthode Mère Kangourou est prometteuse.» (p. 79)