La parentalité chez les femmes survivantes d’inceste dans l’enfance

La parentalité chez les femmes survivantes d’inceste dans l’enfance

La parentalité chez les femmes survivantes d’inceste dans l’enfance

La parentalité chez les femmes survivantes d’inceste dans l’enfances

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Référence bibliographique [10565]

Lafrenière, Myriam. 2012. «La parentalité chez les femmes survivantes d’inceste dans l’enfance». Mémoire de maîtrise, Sherbrooke (Québec), Université de Sherbrooke, Département de psychoéducation.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif est de décrire de façon qualitative les trajectoires de vie d’un échantillon de mères victimes d’inceste dans l’enfance et d’explorer l’influence de l’héritage de la famille d’origine sur leur parentalité à l’aide du modèle de l’héritage familial de Martsolf et Draucker (2008).» (p. 1)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Une entrevue clinique semi-structurée, le Multidimensional Trauma Recovery and Resiliency, a été menée auprès de quatre mères québécoises victimes d’inceste par leur père qui ont été recrutées via un site internet destiné aux parents et dans un centre de thérapie pour femmes victimes d’agressions sexuelles.» (p. 1)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Des analyses thématiques ont été menées à partir de près de 400 pages de Verbatim tirés des entrevues réalisées avec les participantes. Les résultats montrent que, outre les agressions sexuelles, les participantes ont été victimes de plusieurs formes de mauvais traitements dans leur enfance. De plus, elles ont vécu dans des milieux familiaux dysfonctionnels, marqués par les problèmes de santé mentale et l’alcoolisme des parents. Les participantes présentent d’ailleurs dès l’enfance et à l’âge adulte de nombreuses séquelles sur les plans émotionnel, comportemental, relationnel et sexuel. De même, elles sont confrontées à plusieurs difficultés dans leur rôle de mère. Différentes trajectoires sont possibles pour ces femmes quant à la transmission de l’héritage familial à leurs propres enfants. Les résultats montrent d’abord qu’elles sont toutes ’prises’ avec leur héritage au début de leur vie adulte. Certaines prennent toutefois des moyens pour s’en sortir et réussissent à transmettre un nouvel héritage à leurs enfants, alors que d’autres transmettent au moins partiellement l’héritage qu’elles ont reçu. L’engagement dans un processus thérapeutique et le rejet des personnes violentes dans leur entourage apparaissent comme les éléments clés du cheminement des participantes.» (p. 2-3)