Entre l’advenu et le devenir, la vie suite au génocide : vers une compréhension dynamique de l’expérience d’hommes rwandais

Entre l’advenu et le devenir, la vie suite au génocide : vers une compréhension dynamique de l’expérience d’hommes rwandais

Entre l’advenu et le devenir, la vie suite au génocide : vers une compréhension dynamique de l’expérience d’hommes rwandais

Entre l’advenu et le devenir, la vie suite au génocide : vers une compréhension dynamique de l’expérience d’hommes rwandaiss

| Ajouter

Référence bibliographique [10513]

Bourgeois-Guérin, Élise. 2012. «Entre l’advenu et le devenir, la vie suite au génocide : vers une compréhension dynamique de l’expérience d’hommes rwandais». Thèse de doctorat, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de psychologie.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette recherche qualitative porte sur l’expérience de vie d’hommes rwandais ayant été exposés, directement ou indirectement, à la violence du génocide des Tutsi au Rwanda. […] Notre thèse […] s’articule autour de trois grands objectifs: sonder les processus individuels ou collectifs via lesquels ces sujets arrivent (ou non) à construire du sens autour de leur expérience du génocide; mettre en évidence les moyens qu’ils utilisent pour faire face à cette expérience et finalement, explorer la place et le rôle de la parole et du silence dans leur discours portant sur l’expérience du génocide.» (p. xii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Neuf hommes adultes rwandais habitant au Québec ont été invités à participer, à deux reprises chacun, à des entretiens semi-directifs.» (p. xii)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Notre analyse met en relief la difficulté qu’éprouvent les participants à s’expliquer le génocide. […] Pour plusieurs sujets ayant été sur place lors du génocide, leur survie même est le fruit du hasard. Lorsque saisie dans l’horizon du don et de la dette, cette vie reçue pourrait représenter une forme de don à la fois précieux et accablant impliquant une certaine réciprocité. Une part des aménagements de vie des participants suite au génocide peuvent ainsi être lus dans une optique de retour du don. Les sujets ont recours à une diversité de moyens pour composer avec l’expérience du génocide tels que l’aide apportée à d’autres victimes, le raccrochage à certains éléments de la vie active, la mobilisation autour d’un devoir de transmission et la recherche de support auprès de membres de la communauté. […] Finalement, la parole de l’intime se fait effacée dans le discours des sujets au profit d’une parole politique qui se rallie à une identité collective et cherche à promouvoir la mémoire du génocide dans l’espace public.» (p. xii) La thèse traite aussi de l’héritage familial que portent les survivants du drame ainsi que la transmission de la mémoire du génocide à leurs enfants.