Partir pour la famille : fécondité, grossesse et accouchement au Québec, 1900-1950

Partir pour la famille : fécondité, grossesse et accouchement au Québec, 1900-1950

Partir pour la famille : fécondité, grossesse et accouchement au Québec, 1900-1950

Partir pour la famille : fécondité, grossesse et accouchement au Québec, 1900-1950s

| Ajouter

Référence bibliographique [10487]

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[C]et ouvrage [porte] sur la fécondité, la grossesse et l’accouchement au cours de la première moitié du XXe siècle au Québec.» (p. 16) «[L’]objectif était de mieux connaître les espoirs, les craintes et les souffrances des hommes et des femmes qui […] ont vécu au cours de la première moitié du XXe siècle.

Questions/Hypothèses :
«Les hommes et les femmes qui ont vécu à cette époque rêvaient-ils vraiment d’avoir de nombreux enfants? Y avait-il des couples qui tentaient de contrôler leur fécondité et, si oui, de quels moyens disposaient-ils? À une époque où la procréation médicalement assistée n’existait pas, comment les couples stériles vivaient-ils le fait de ne pas pouvoir transmettre la vie et que pouvaient-ils faire pour remédier à la situation? Comment les futurs parents vivaient-ils l’attente de l’enfant à naître? Prenaient-ils beaucoup de précautions pour ne pas nuire à son développement? Craignaient-ils que leur enfant soir ‘anormal’? […] Où et comment se déroulaient la plupart des accouchements? Les femmes avaient-elles peur de mourir en donnant la vie? Quels soins prodiguait-on aux nouveau-nés? Pourquoi le baptême avait-il lieu aussi tôt après la naissance? L’allaitement était-il plus populaire que le biberon? Pourquoi la mortalité maternelle et infantile était-elle aussi importante et comment cette triste réalité était-elle vécue?» (p. 16-17)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure utilise un grand corpus de sources premières. Elle utilise principalement des témoignages d’époque provenant des Archives de folklore et d’ethnographie de l’Université Laval. De plus, elle fait appel à d’autres documents comme des autobiographies de l’époque.

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


Selon l’auteure, «[l]es témoignages dont nous disposons nous permettent tout de même de constater que ces hommes et ces femmes, qui ont vécu il y a déjà plusieurs décennies, partageaient sensiblement les mêmes préoccupation que celles qui sont les nôtres aujourd’hui et qui nous rattachent à la grande fraternité humaine. Comme la plupart d’entre nous, ils rêvaient d’une descendance conforme à leurs vœux. Mais les moyens dont ils disposaient étaient beaucoup plus limités que les nôtres. La plupart des pratiques contraceptives auxquelles ils avaient recours étaient peu sûres. Lorsqu’un couple s’avérait infertile, il n’avait souvent pour tout recours que la prière ou certains remèdes de fabrication domestique. Et, lorsqu’une grossesse s’annonçait, les futures mères ne pouvaient se fier à aucun examen prénatal leur permettant de s’assurer que l’enfant qu’elles portaient était ‘normal’. Enfin, même si la crainte que leur enfant ne survive pas ou ne se développe pas normalement les hantait aussi, ils avaient très peu de recours pour faire face à une éventuelle déficience.» (p. 240)