Résilience des quartiers précaires de Port-au-Prince : une étude comparative

Résilience des quartiers précaires de Port-au-Prince : une étude comparative

Résilience des quartiers précaires de Port-au-Prince : une étude comparative

Résilience des quartiers précaires de Port-au-Prince : une étude comparatives

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Référence bibliographique [10473]

Watters, Jérémie. 2012. «Résilience des quartiers précaires de Port-au-Prince : une étude comparative». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département d’études urbaines.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette recherche se propose de vérifier si l’intensité du capital social, qui englobe différents types de réseaux sociaux préalablement existants avant la catastrophe du 12 janvier 2010 [séisme à Port-au-Prince], explique la résilience ou non des quartiers précaires de l’agglomération urbaine de Port-au-Prince et si le capital social a également joué un rôle dans la rétention des habitants de ces quartiers à l’intérieur de ceux-ci après le séisme.» (p. ix)

Questions/Hypothèses :
«Y a-t-il eu un phénomène de résilience dans les quartiers précaires à l’étude à la suite du séisme du 12 janvier 2010? Si oui, comment le capital social l’a-t-il favorisé ? Explique-t-il pourquoi certains quartiers précaires, avec un degré de destruction similaire, sont plus résilients les uns par rapport aux autres? […] Dans le cadre de ce mémoire, nous supposons qu’il existe un phénomène de résilience dans certains quartiers. Nous supposons également que le capital social, compris sous la forme de réseaux sociaux préexistants, explique la disparité de la résilience entre les différents quartiers précaires de l’agglomération de Port-au-Prince.» (p. 37)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’étude porte sur deux quartiers précaires de Port-au-Prince, Baillergeau et Morne Lazarre. «En tout, 22 entretiens furent réalisés: douze à Baillergeau et dix à Morne Lazarre. De plus, un focus groupe eut lieu à Morne Lazarre avec une douzaine de participants.» (p. 45)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Selon l’auteur, «[…] Baillergeau, avec un capital social fort, a réussi à trouver des aides de toutes sortes et à conserver sa population dans le quartier. Les solidarités locales s’expriment de différentes manières et les ONG y financent de nombreux projets auxquels participent les résidents de ce quartier. La communauté de Baillergeau se mobilise facilement grâce, entre autres, à des leaders locaux expérimentés et légitimes. [Tandis que] Morne Lazarre avec un capital social faible, a été déserté par la majorité de sa population après le séisme. Les habitants y demeurant toujours n’arrivent pas à nouer des partenariats durables avec des ONG et mener des projets ayant pour but de réhabiliter le quartier. Bref, à destruction égale, le capital social est le facteur expliquant le mieux le pourquoi de la résilience ou non dans les quartiers précaires après une catastrophe.» (p. ix) Selon l’auteur, les grandes familles sont notamment plus résilientes puisqu’elles jouissent de l’aide de leurs proches en province ou de ceux partis à l’international. Ce facteur est décisif dans la comparaison des deux quartiers. En effet, «[l]a grande différence sur cet aspect entre les deux quartiers est que de grandes familles représentant plusieurs ménages vivent à Baillergeau, ce qui n’est pas le cas à Morne Lazarre.» (p. 74)