L’exode québécois, 1852-1925 : correspondance d’une famille dispersée en Amérique

L’exode québécois, 1852-1925 : correspondance d’une famille dispersée en Amérique

L’exode québécois, 1852-1925 : correspondance d’une famille dispersée en Amérique

L’exode québécois, 1852-1925 : correspondance d’une famille dispersée en Amériques

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Référence bibliographique [10472]

Mimeault, Mario. 2013. L’exode québécois, 1852-1925 : correspondance d’une famille dispersée en Amérique. Québec: Septentrion.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«[N]ous désirions nous pencher […] sur une correspondance familiale [celle de la famille Lamontagne] à caractère personnel, produite dans le contexte d’une diaspora familiale, tout en l’intégrant dans la dynamique migratoire des années 1850 à 1925.» (p. 21)

Questions/Hypothèses :
«Notre hypothèse de travail veut que la correspondance des membres de la famille Lamontagne soit porteuse d’une expérience migratoire.» (p. 21)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteur utilise des sources premières, principalement «[…] 1984 lettres qui rendent compte des opérations de la compagnie à l’un ou l’autre de ses établissements ou qui donnent accès à l’univers familial.» (p. 24)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu
Réflexion critique

3. Résumé


Ce livre «[…] voulait reconstituer dans un jeu d’échelles l’expérience des membres de la famille Lamontagne de manière à dégager les caractères de la mobilité qui les a emportés au loin. La lettre […] est […] le premier sujet abordé. Comme objet, elle est mémoire consignée, produite dans le cadre de la migration familiale puis conservée pour sa valeur de témoignage. […] Elle devient à tour de rôle substitut familial, support psychologique et source de délivrance. […] Nous allons […] essayer dans un second temps de discerner à travers cette correspondance les horizons d’attente qui animaient les parcours individuels les plus représentatifs chez les enfants du couple Angélique Roy et Théodore-Jean Lamontagne. Ce sera l’occasion de démontrer les mécanismes décisionnels à l’œuvre quand vient le temps de partir. On constatera que la mobilité familiale fut une réponse imposée par les contraintes du présent, mais qu’elle a aussi été un choix exercé dans le cadre de stratégies familiales héritées du passé. Nous verrons dans un troisième temps que les membres de la fratrie ont maintenu le contact et s’en sont trouvés réunis dans un espace épistolaire partagé. […] Par la lettre, miroir d’une époque, on verra en dernière partie que les grands événements, tant nationaux que mondiaux, imprègnent la destinée du groupe et que leur sentiment d’appartenance s’en trouve bousculé et même appelé à se modifier.» (p. 33-34)