Vieillesses d’aujourd’hui : les femmes aînées et leurs rapports aux temps

Vieillesses d’aujourd’hui : les femmes aînées et leurs rapports aux temps

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Vieillesses d’aujourd’hui : les femmes aînées et leurs rapports aux tempss

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Référence bibliographique [10428]

Marchand, Isabelle, Quéniart, Anne et Charpentier, Michèle. 2010. «Vieillesses d’aujourd’hui : les femmes aînées et leurs rapports aux temps ». Enfances, Familles, Générations, no 13, p. 59-78.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Les auteures s’intéressent aux «[...] représentations sociales de la vieillesse [des femmes aînées] et à la façon dont elles appréhendent ce cycle de vie.» (p. 59) Elles se penchent «[...] également aux temps sociaux qui ponctuent cette période de vie aux troisième et quatrième âges.» (p. 59)

Questions/Hypothèses :
Les auteures se questionnent à savoir: «[…] à l’âge de la retraite, que font-elles [les femmes] de leur temps? Comment appréhendent-elles cette séquence temporelle du vieillir et quelles en sont leurs représentations? Plus globalement, de quelle manière vivent-elles leur rapport au temps?» (p. 60)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«L’échantillon d’aînées sur lequel se base cette analyse exploratoire du rapport au temps des femmes aînées se compose de 14 femmes issues de trois générations: 5 répondantes sont âgées de 65-74 ans […], 6, de 75-84 […] et finalement, 3 femmes sont âgées de 85 ans et plus […].» (p. 63)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Selon les auteures, «[l]’étude des récits montre comment la temporalité intervient non seulement dans les représentations sociales des femmes aînées, mais aussi de quelle façon cette séquence du vieillir est mise en œuvre et actualisée aux troisième et quatrième âges. Au regard d’une vieillesse de plus en plus polymorphe, ce temps de vie incite d’abord à porter un regard réflexif sur le chemin parcouru, exercice d’introspection menant, pour les répondantes, à une paisible acceptation du temps passé. […] Les récits montrent d’ailleurs que les femmes âgées récusent en bloc ces préjugés homogénéisants à propos de la vieillesse […]. Aujourd’hui plus que jamais, de nouvelles temporalités se sont immiscées dans la vie des femmes. Après le retrait du travail salarié et le départ des enfants du foyer, le rapport au temps s’arbitre entre le temps pour soi et le temps pour autrui; temps disponible que l’on choisit de se réapproprier, d’investir ou de donner. Et ce sont les différentes configurations des relations familiales, reflétant tantôt des pratiques de réciprocité directe et indirecte, tantôt des schèmes d’entraide discontinus, qui influencent cette partition des temps sociaux. Considérant cette ‘nouvelle culture du vieillissement’, ce sont les femmes, plus que les hommes, qui restent les premières interpellées à investir le temps laissé vacant au moment de leur retraite […]. Si celles bénéficiant des conditions matérielles nécessaires réinvestissent ces espaces dans une logique d’individualité et de loisirs, les femmes demeurent […] les gardiennes de la parentèle et des liens filiaux.» (p. 74)