Trouble mentaux graves, toxicomanie et violence : étude qualitative du point de vue des personnes contrevenantes

Trouble mentaux graves, toxicomanie et violence : étude qualitative du point de vue des personnes contrevenantes

Trouble mentaux graves, toxicomanie et violence : étude qualitative du point de vue des personnes contrevenantes

Trouble mentaux graves, toxicomanie et violence : étude qualitative du point de vue des personnes contrevenantess

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Référence bibliographique [10313]

Poullot, Perrine. 2011. «Trouble mentaux graves, toxicomanie et violence : étude qualitative du point de vue des personnes contrevenantes». Thèse de doctorat, Montréal, Université de Montréal, Département de psychologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette thèse [de trois articles] pose un premier regard sur l’expérience subjective de la violence manifestée par les individus atteints d’un trouble de santé mentale grave et persistant et d’un trouble lié à une substance.» (p. v)

Questions/Hypothèses :
«[I]l est possible de se demander pourquoi la présence de ces troubles ne serait pas associée à la violence chez les individus atteints de troubles mentaux graves, si elle l’a été chez la population régulière […]?» (p. 26)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Parmi les 30 détenus du CRSM qui, en septembre et octobre 2006, répondaient aux critères de sélection pour cette recherche, 19 ont accepté de participer à l’étude. […] Treize d’entre eux présentaient un trouble psychotique quelconque […] et six présentaient un trouble bipolaire […]. Tous présentaient un trouble lié aux substances psychoactives […].» (p. 55-56)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Selon l’auteure, «[à] partir d’une recension des écrits, elle présente, dans le premier chapitre [article], une adaptation des volets psychopharmacologique et économico-compulsif du modèle tripartite de Goldstein (1985), à la population aux prises avec une telle comorbidité. Dans les deuxième et troisième chapitres [articles], elle présente l’analyse qualitative d’une série d’entrevues effectuées auprès de détenus incarcérés dans une unité de santé mentale d’un pénitencier canadien pour cause de délits violents. Elle explore, dans ces chapitres, les représentations de l’influence de la consommation sur les différentes sphères de la vie de ces détenus ainsi que l’importance qu’ils attribuent à celles-ci quant au passage à l’acte responsable de leur incarcération. L’analyse démontre que presque la moitié des personnes interrogées attribue la responsabilité du délit violent aux effets directs de la substance sur les symptômes liés à la maladie mentale ou aux effets directs de celle-ci sur leur comportement et leurs cognitions. Les autres attribuent plutôt la responsabilité de leur acte violent à la détérioration de leur fonctionnement psychosocial (c’est-à- dire à leur incapacité graduelle à maintenir un emploi, à se nourrir, se loger et à entretenir des relations sociales, amoureuses ou familiales), qui résulte des conséquences sociales et économiques associées à l’usage répétitif et/ou excessif de substances intoxicantes. À la lumière de ces résultats, le deuxième chapitre vérifie l’applicabilité du volet psychopharmacologique à cette population, et le troisième, celle du volet économico-compulsif.» (p. v) À noter que cette recherche aborde les relations familiales, particulièrement la détérioration de celles-ci à partir du moment de la détention.