La prévalence de la coercition sexuelle chez les couples hétérosexuels

La prévalence de la coercition sexuelle chez les couples hétérosexuels

La prévalence de la coercition sexuelle chez les couples hétérosexuels

La prévalence de la coercition sexuelle chez les couples hétérosexuelss

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Référence bibliographique [10258]

Brousseau, Mélanie, Hébert, Martine et Bergeron, Sophie. 2009. «La prévalence de la coercition sexuelle chez les couples hétérosexuels». Dans L’Agression sexuelle : Transformations et paradoxes, Cifas 2009 , sous la dir. de Monique Tardif, p. 181-197. Montréal: Cifas-Institut Philippe-Pinel de Montréal.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«L’objectif de la présente étude est de comparer le taux de coercition sexuelle [CS] (victimisation et perpétration) selon la perspective des deux partenaires et d’évaluer le niveau de réciprocité des comportements de CS.» (p. 184)

Questions/Hypothèses :
«Notre hypothèse est qu’il y aura une divergence entre les comportements de coercition sexuelle rapportés par les deux partenaires.» (p. 184)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Les participants ont été recrutés dans différents cours universitaires [à l’Université du Québec à Montréal] au début des trimestres d’été et d’automne 2005. […] Au total, les deux membres de 222 couples hétérosexuels ont accepté de participer à l’étude.» (p. 184)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Selon les auteures, «[l]es données démontrent que moins de 30 % des partenaires des couples démontrent un accord face à la présence de comportements coercitifs dans leur relation amoureuse actuelle. De plus, les réponses dyadiques témoignent d’une estimation plus exacte de la fréquence de la CS que les réponses individuelles. Plus d’un couple sur deux signale avoir vécu de la CS. Plus spécifiquement, dans ces couples, 45 % des femmes et 30 % des hommes rapportent avoir été victimisés par leur partenaire, alors que 20 % signalent une CS mutuelle, c’est-à-dire de la part des deux membres du couple. De plus, les participants rapportent davantage de CS dans leurs relations amoureuses précédentes. Les résultats témoignent d’une part de la fréquence élevée de la CS, et d’autre part que les données individuelles présentent une sous-estimation de la CS par les victimes et les agresseurs, indépendamment du sexe de ceux-ci.» (p. 181)