Tracés de Proust, itinéraires maternels. La grand-mère dans À la recherche du temps perdu

Tracés de Proust, itinéraires maternels. La grand-mère dans À la recherche du temps perdu

Tracés de Proust, itinéraires maternels. La grand-mère dans À la recherche du temps perdu

Tracés de Proust, itinéraires maternels. La grand-mère dans À la recherche du temps perdus

| Ajouter

Référence bibliographique [10235]

Dupuis-Morency, Clara. 2011. «Tracés de Proust, itinéraires maternels. La grand-mère dans À la recherche du temps perdu». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université de Montréal, Département des littératures de langue française.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Ce texte est un texte sur la grand-mère d’À la recherche du temps perdu. Toutefois, pour que cela soit exact, il faudrait qu’il porte sur le personnage de la grand-mère ou, du moins, sur la figure plus générale de grand-mère telle que représenté par Proust.» (p. 1)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure étudie l’œuvre de Marcel Proust, À la recherche du temps perdu.

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Selon l’auteure, «[…] la grand-mère, comme la mère, relève d’une réalité qui ne s’est jamais imprimée, une réalité antérieure à la conscience du narrateur et de ce fait, antérieure au texte. Néanmoins, La grand-mère est une mère qui vieillit et qui meurt. Alors, elle apparaît au narrateur, suivant ainsi le chemin inverse de l’altérité. De présence immédiate pour le héros, il lui faudra devenir autre, une vieille femme étrangère, indéfinie dans son geste vers la mort, afin que le texte lui restitue une première impression. C’est précisément dans cette distance à parcourir, cet itinéraire entre l’immédiateté du départ et la première impression, que la spécificité du personnage de la grand-mère touche à ce que Proust qualifierait lui-même de ‘névralgie’ de son texte. La réalité maternelle, pour devenir objet du style littéraire, doit se plier au trait de l’écrivain. Or, le personnage de mère, telle qu’il est élaboré dans la Recherche, résiste à ce ‘fléchissement’. Le personnage de grand-mère permet à Proust d’exprimer la réalité de la mère qui se dégrade et qui meurt, une mère que la main du fils devenant écrivain rend malléable.» (p. iv)