La participation des femmes à la vie politique au Burkina (1957-2009)

La participation des femmes à la vie politique au Burkina (1957-2009)

La participation des femmes à la vie politique au Burkina (1957-2009)

La participation des femmes à la vie politique au Burkina (1957-2009)s

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Référence bibliographique [10181]

Rouamba, Palingwindé Inès Lydia. 2011. «La participation des femmes à la vie politique au Burkina (1957-2009)». Doctorat de sociologie, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de sociologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette recherche examine comment la division sociale des sexes et son corollaire, la division sexuelle du travail opèrent dans l’univers politique du Burkina (articulation ordre social et ordre politique).» (p. xxxii)

Questions/Hypothèses :
«Nous posons comme hypothèses d’une part, qu’il ya un lien explicatif entre les rôles dévolus aux femmes par la société au Burkina et le fait qu’elles sont très peu représentées dans le champ politique, et d’autre part, nous envisageons que plus les femmes peuvent compter sur le soutien de leur époux, plus leur longévité et leur visibilité politiques seront grandes et inversement.» (p. xxxii)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«En tout 69 entrevues individuelles [...] dont 45 avec des femmes politiques et quatre collectives ont été réalisées [...].» (p. 176)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«La citoyenneté politique a été concédée aux femmes burkinabé dès 1956 avec l’adoption de la loi-cadre qui instaurait le suffrage universel dans les colonies françaises. […] Aujourd’hui encore, les femmes sont peu représentées dans les différentes branches du pouvoir (exécutive, législative, municipale) ainsi que dans les hauts postes de l’administration publique. […] Plusieurs facteurs liés à l’environnement social, culturel, économique et politique expliquent cet état de fait. […] Recherchant un équilibre entre hommes et femmes, les femmes politiques burkinabé insistent sur la complémentarité des sexes et recherchent une ’égalité dans la différence’. Cette posture les amène à prendre leurs distances par rapport au féminisme à l’occidental assimilé par certaines à une guerre des sexes. Selon elles, l’approche genre qui n’est pas centrée uniquement sur les femmes, mais prend en considération la construction sociale des rapports de sexes, donc également les hommes, apparaît participer à une culture de dialogue entre les sexes.» (p. xxxi-xxxii) Outre les rapports de genre, cette thèse aborde largement les aspects familiaux, tels que la conciliation travail-famille, le soutien du conjoint, le rôle de mère, les types de conjugalité, le soutien familial.