Le test des quatre dessins comme fenêtre sur la vie psychique infantile : un exemple d’analyse

Le test des quatre dessins comme fenêtre sur la vie psychique infantile : un exemple d’analyse

Le test des quatre dessins comme fenêtre sur la vie psychique infantile : un exemple d’analyse

Le test des quatre dessins comme fenêtre sur la vie psychique infantile : un exemple d’analyses

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Référence bibliographique [10133]

Bertrand, Sophie, Bessette, Prudence, Krymko-Bleton, Irène, Dufour, Véronique et Lesourd, Serge. 2011. «Le test des quatre dessins comme fenêtre sur la vie psychique infantile : un exemple d’analyse ». Revue Québécoise de Psychologie, vol. 32, no 3, p. 289-310.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cet article présente l’analyse psychodynamique de quatre dessins d’une enfant de six ans: dessin libre, dessin du bonhomme, dessin de la famille réelle et dessin d’une famille rêvée, récoltés dans le cadre de la recherche internationale CoPsyEnfant sur la construction de l’identité aujourd’hui.» (p. 310)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Nous avons sélectionné une série de dessins issus de la première collecte montréalaise dans une école primaire. Nous nommerons l’auteur des dessins choisis Viviane. Elle vit avec ses deux parents, originaires d’Europe de l’Est, ainsi que son petit frère.» (p. 296)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Selon les auteurs, «[l]’analyse approfondie des dessins de Viviane nous a permis de dégager les thèmes œdipiens malgré l’absence d’autres données. Cela est rendu possible par le fait que les dessins sont effectués dans un cadre défini: les enfants ont une consigne, donnée par nous, et ils dessinent devant nous, dans leur classe, au milieu des autres élèves. Cet exercice d’analyse serait par exemple impossible à faire à partir d’un dessin anonyme trouvé dans la rue, dont nous ne connaîtrions rien du contexte de production. Puisque nous formulons une demande, les dessins nous sont implicitement adressés. Il s’agit d’un contexte où les enfants savent qu’ils ne parleront pas avec nous. Ils nous ‘font un dessin’ pour nous dire quelque chose d’eux et de leur famille, de ce qu’ils aiment et de ce qu’ils voudraient volontiers voir disparaître ou apparaître dans leur vie. Il faut souligner l’importance, dans notre démarche et ailleurs, de prendre garde à l’interprétation des contenus des dessins isolés. Pensons aux dessins de Viviane: le premier nous raconte l’investissement libidinal pour le père, le deuxième pour la mère. Mais c’est en les associant aux deux autres dessins que nous pouvons nous faire une idée de la dynamique pulsionnelle de la fillette et de la nature de ses sentiments à l’égard de ses objets d’amour, puisqu’ils les mettent en scène. L’interprétation des premiers dessins n’aurait pas été possible sans les derniers.» (p. 308)