Mutations des classes moyennes au Québec entre 1982 et 2008

Mutations des classes moyennes au Québec entre 1982 et 2008

Mutations des classes moyennes au Québec entre 1982 et 2008

Mutations des classes moyennes au Québec entre 1982 et 2008s

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Référence bibliographique [10113]

Langlois, Simon. 2010. «Mutations des classes moyennes au Québec entre 1982 et 2008 ». Cahiers des Dix, no 64, p. 121-143.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Nous proposons […] d’étudier l’évolution des classes moyennes au sein de la société québécoise des années 1980 aux années 2000 (de 1982 à 2008, plus précisément).» (p. 122)

Questions/Hypothèses :
«Y a-t-il eu un effritement des effectifs composant les classes moyennes, y a-t-il eu déclin du centre ? Ensuite, quelles [sic] soient en déclin ou non, les classes moyennes réussissent-elles à améliorer leur position relative par rapport aux autres classes socioéconomiques ? Enfin, deux questions complémentaires se posent: les chances d’accès aux classes moyennes ont-elles changé ces dernières années et leur composition s’est-elle modifiée depuis un quart de siècle, accentuant encore davantage l’emploi du pluriel pour les désigner ?» (p. 123)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Nous analyserons les données de l’échantillon québécois des enquêtes nationales faites par Statistique Canada. Deux enquêtes ont été menées et répétées dans le temps. La première – l’Enquête sur les dépenses des familles (EDF) – a été réalisée des années 1960 aux années 1980 et la seconde, qui a remplacé l’EDF – l’Enquête sur les dépenses des ménages (EDM) – est devenue annuelle à partir de l’année 1997.» (p. 126-127)

Instruments :
Sondage

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Selon cette recherche, «[l]es classes moyennes ont de la difficulté à maintenir leur place au sein de la structure sociale à partir des ressources tirées du travail de leurs membres. À ne considérer que les seuls revenus de marché, il serait possible de parler de déclin des classes moyennes au sein de la société québécoise. Mais comme d’autres facteurs interviennent dans l’accès à un certain statut socioéconomique – par exemple, la fiscalité ou les paiements de transferts, mais aussi la scolarisation accrue des nouvelles générations qui se succèdent ou l’amélioration des revenus de retraite – les effectifs des classes moyennes mesurées par le niveau de vie […] se sont maintenus et la taille des classes moyennes n’est pas en déclin au Québec […]. Notre analyse a montré que les chances d’avoir accès aux classes moyennes associées à un certain nombre de caractéristiques des ménages étaient restées inchangées depuis les années 1980. […] Nous avons par ailleurs observé que certains types particuliers de ménages, comme les familles monoparentales ou les ménages formés de retraités, avaient même amélioré leurs chances de faire partie de la ‘nébuleuse du centre’. La composition des ménages appartenant aux classes moyennes a cependant profondément changé depuis les années 1980 et celles-ci reflètent les mutations structurelles qui ont marqué la société québécoise. […] Rappelons une donnée assez frappante: un ménage de classes moyennes sur deux comptait des enfants en 1982 et cette proportion a diminué de moitié en 2008.» (p. 142-143)