Concilier travail et famille : l’adéquation entre les politiques et la situation des travailleuses atypiques au Québec

Concilier travail et famille : l’adéquation entre les politiques et la situation des travailleuses atypiques au Québec

Concilier travail et famille : l’adéquation entre les politiques et la situation des travailleuses atypiques au Québec

Concilier travail et famille : l’adéquation entre les politiques et la situation des travailleuses atypiques au Québecs

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Référence bibliographique [10107]

Liénart, Cécile France. 2011. «Concilier travail et famille : l’adéquation entre les politiques et la situation des travailleuses atypiques au Québec». Mémoire de maîtrise, Montréal, Université du Québec à Montréal, Département de droit.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette étude, basée sur un cadre d’analyse sexospécifique, pose la question de l’adéquation de ces mesures juridiques favorisant la conciliation entre travail et famille par rapport à la relation de travail atypique.» (p. vi)

Questions/Hypothèses :
«Notre première interrogation est la suivante: est-ce que le droit visant la conciliation entre travail et famille a été construit sur le modèle de l’emploi typique? Est-ce que les salariés atypiques sont couverts au même titre que les salariés typiques par les dispositions juridiques leur permettant de concilier travail et famille? [N]otre deuxième interrogation: si la relation de travail atypique est un frein pour pouvoir bénéficier de certaines dispositions permettant de concilier travail et famille, est-ce qu’en plus, cela défavorise particulièrement les femmes?» (p. 13-14)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure utilise des données de Statistique Canada et des textes de loi.

Type de traitement des données :
Réflexion critique

3. Résumé


Selon l’auteure, «[l]’analyse d’une série de données statistiques démontre […] que le taux de présence des femmes, dont les mères de famille, sur le marché du travail n’a jamais été aussi élevé et qu’elles subissent un phénomène de segmentation professionnelle. [C]ette étude démontre que les femmes sont quasiment majoritaires dans toutes les formes d’emploi atypique et que leur rémunération est moins élevée que celle des travailleuses et travailleurs typiques. De plus, elles consacrent davantage d’heures que les hommes au temps domestique et s’absentent du travail plus souvent qu’eux pour obligations familiales. [Une autre] partie se consacre à l’analyse de l’évolution législative de la Loi sur les normes du travail, et permet de faire émerger une conception juridique du terme ‘famille’. Le constat […] est que la législation épouse une conception qui privilégie plutôt l’ensemble d’individus unis par la parenté ou l’alliance et non un groupe d’individus unis par une communauté de vie. La [dernière] partie traite de l’analyse des dispositions juridiques québécoises actuelles relatives à l’aménagement du temps de travail et celles liées aux absences et congés pour raisons familiales. Les résultats de notre recherche mettent en lumière que l’obligation de disponibilité des salariés n’est pas absolue et qu’ils n’ont que peu de possibilité d’aménager leur temps de travail puisque cette prérogative relève du droit de gérance de l’employeur. […] Nous concluons également que la légitimation des rapports de genre par la norme juridique est toujours particulièrement visible lorsqu’on analyse les dispositions relatives au congé parental et au congé de paternité.» (p. 2)