Victimisation par les pairs et idées suicidaires chez les adolescents : Rôle médiateur de la dépression et de l’estime de soi

Victimisation par les pairs et idées suicidaires chez les adolescents : Rôle médiateur de la dépression et de l’estime de soi

Victimisation par les pairs et idées suicidaires chez les adolescents : Rôle médiateur de la dépression et de l’estime de soi

Victimisation par les pairs et idées suicidaires chez les adolescents : Rôle médiateur de la dépression et de l’estime de sois

| Ajouter

Référence bibliographique [10022]

Pitre-Joyal, Gabrielle. 2010. «Victimisation par les pairs et idées suicidaires chez les adolescents : Rôle médiateur de la dépression et de l’estime de soi». Mémoire doctoral, Québec, Université Laval, École de psychologie.

Accéder à la publication

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«La victimisation par les pairs à l’école est courante et entraîne de nombreuses conséquences néfastes. La présente étude vise à établir la relation entre ce phénomène et les idées suicidaires, tout en évaluant un possible effet médiateur de la dépression et de l’estime de soi.» (p. 2)

Questions/Hypothèses :
L’auteure formule deux hypothèses. «[L]es filles présentent plus d’idées suicidaires que les garçons.» (p. 107) De plus, «[…] les jeunes victimisés par leurs pairs présentent plus d’idées suicidaires que ceux non impliqués dans des situations de victimisation […].» (p. 110)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Quatre-cent-soixante-deux élèves de première année du secondaire [1] et [2] provenant d’écoles de la région du Bas-St-Laurent ont participé à l’étude […].» (p. 2)

Instruments :
Questionnaires

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


Selon l’auteure, «[l]es résultats montrent que 77,7% des élèves se disent victimisés par leurs pairs. La fréquence de cette violence ne diffère pas significativement selon l’âge et le sexe des élèves. Quant aux idées suicidaires, elles sont vécues par 38,7% des jeunes et sont significativement plus présentes chez les adolescentes. La combinaison des deux variables indique que la victimisation par les pairs explique 20,9% de la variance des idées suicidaires des jeunes. Par ailleurs, selon la méthode de Baron et Kenny (1986), le lien unissant directement ces deux variables perd sa signification lors de l’inclusion de la dépression comme variable médiatrice dans le modèle. En ce qui concerne la variable estime de soi, elle ne s’avère que partiellement médiatrice. En conclusion, une grande proportion de jeunes sont victimisés par leurs pairs et présentent des idées suicidaires. Ceux qui subissent cette violence par leurs pairs tendent à éprouver aussi des idées suicidaires, mais uniquement s’ils sont déprimés.» (p. 2) À noter que l’auteure étudie aussi les facteurs familiaux en lien avec la victimisation et la propension au suicide chez les jeunes.