Le désir d’enfant des Japonaises

Le désir d’enfant des Japonaises

Le désir d’enfant des Japonaises

Le désir d’enfant des Japonaisess

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Référence bibliographique [10005]

Harvey, Valérie. 2011. «Le désir d’enfant des Japonaises». Mémoire de maîtrise, Québec, Université Laval, Département de sociologie.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette recherche se penche sur les principaux facteurs qui freinent le désir d’enfant des Japonaises: la nécessité d’un mariage, l’impact d’une éducation supérieure et un marché du travail ne permettant pas de concilier carrière et famille.» (p. III)

Questions/Hypothèses :
«[Q]uels sont les principaux facteurs qui freinent le désir d’enfant des femmes japonaises?» (p. 32)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’échantillon comprend 17 participantes. «Toutes les femmes rencontrées habitaient le Kansai, principalement la ville de Kyoto ou la préfecture voisine (Shiga-ken). Une seule des participantes habitait la région de Kobe (Hyogo-ken). La moyenne d’âge était de 37 ans. Tout à fait par hasard, la moitié de l’échantillon (neuf femmes) avait des enfants, alors que l’autre moitié (huit femmes) n’en avait pas.» (p. 69)

Instruments :
Guide d’entretien semi-directif

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


«Le régime d’imposition qui pénalise les couples ayant deux revenus, le peu d’incitatifs forçant les compagnies à favoriser les congés maternels et la conciliation travail-famille ainsi que les faibles investissements dans les systèmes de garde sont des signes que le gouvernement considère toujours que la famille est une unité, avec une division traditionnelle des rôles: l’homme travaille et sa femme est à la maison. Or cette philosophie très familiale et paternaliste se heurte à la réalité du marché du travail. […] Les nouvelles mères sont encore nombreuses à quitter leur emploi, puis à revenir sur le marché du travail, à un poste moins rémunéré, lorsque l’enfant entre à l’école. […] Le Japon se prive alors d’une main-d’œuvre qualifiée lorsque ces mères occupent un emploi à temps partiel afin d’avoir plus de souplesse dans leurs conditions de travail. II y a donc une profonde contradiction entre les orientations plus traditionnelles et familiales de la société et les réalités socio-économiques du Japon. Comme il est toujours impossible de concilier une carrière avec une famille, plusieurs femmes se sentent obligées d’abandonner l’idée d’avoir des enfants, comme nous l’avons appris au cours de nos entrevues. […] Le choix d’avoir des enfants ou non n’est pas uniquement fait par les femmes: c’est une décision de couple. Le célibat chez les hommes augmente aussi et le rythme du travail de type régulier n’est pas facile. La conciliation travail-famille n’est donc pas simple pour l’homme. Le fait que le père n’est pas encouragé par l’entreprise à assumer plus de responsabilités aux niveaux domestique et familial n’encourage pas la natalité.» (p. 93-94)