La signification du rôle de proche aidante à travers les interactions avec le parent âgé dépendant, l’entourage et les professionnels de la santé

La signification du rôle de proche aidante à travers les interactions avec le parent âgé dépendant, l’entourage et les professionnels de la santé

La signification du rôle de proche aidante à travers les interactions avec le parent âgé dépendant, l’entourage et les professionnels de la santé

La signification du rôle de proche aidante à travers les interactions avec le parent âgé dépendant, l’entourage et les professionnels de la santés

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
« Le but de ce mémoire est de saisir la signification que les proches aidantes donnent à leur rôle depuis le début de l’engagement dans l’aide. Nous visons ainsi à comprendre comment les proches aidantes perçoivent leur rôle et son évolution à travers le parcours de vie et la relation qu’elles ont développée avec leur proche aidé, que celui-ci soit à domicile ou en institution. » (p. 22)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
L’auteure a rencontré deux proches aidantes lors de plusieurs entrevues.

Instruments :
- Journal de bord
- Grille d’entretien

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


« Nos résultats montrent tout d’abord, que ces femmes s’inscrivent dans une ’carrière d’aidante’, s’étant mobilisées auprès de leurs parents depuis de longues années. Suite à certains événements qui font rupture, cette aide qui implique de multiples activités, a pris de plus en plus de place, le rôle d’aidante constituant désormais leur identité principale. Toutefois, cette identité est peu reconnue, entre autres parce que c’est au nom du lien filial et de l’amour porté au parent que les femmes s’engagent dans l’aide. Les aidantes témoignent aussi de leur difficulté à partager leur expérience avec d’autres, tant l’investissement auprès de leur parent leur semble singulier. Le don de soi qui caractérise bien l’engagement sans limite des femmes auprès de leur parent s’avère une notion particulièrement intéressante, qui permet d’envisager l’aide comme un échange impliquant un contre-don. Nous avons tenté de saisir ce que pouvaient retirer ces femmes de leur investissement auprès de leur proche. Nos résultats soulignent l’importance de la dette à l’égard du ou des parents car au travers de l’aide, c’est l’image de la ’bonne fille’ qui se construit. Ce constat nous a alors amené à interroger la relation parent-enfant, qui teinte très largement le sens de l’aide à un proche et continue d’évoluer. La perte d’autonomie de l’aidé pose toutefois plusieurs défis à la communication, mais les aidantes développent des stratégies pour les dépasser, qui s’appuient notamment sur le corps et la gestuelle. » (p. viii)