Le recul du travail des enfants au Québec de 1940 et 1960 : une explication des conflits entre les familles pauvres et l’État providence

Le recul du travail des enfants au Québec de 1940 et 1960 : une explication des conflits entre les familles pauvres et l’État providence

Le recul du travail des enfants au Québec de 1940 et 1960 : une explication des conflits entre les familles pauvres et l’État providence

Le recul du travail des enfants au Québec de 1940 et 1960 : une explication des conflits entre les familles pauvres et l’État providences

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Référence bibliographique [9060]

Jean, Dominique. 1989. «Le recul du travail des enfants au Québec de 1940 et 1960 : une explication des conflits entre les familles pauvres et l’État providence ». Le travail / Labour, no 24, p. 91-130.

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Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Se pencher « sur le Québec de 1940 à 1960, un épisode important de l’histoire de l’intervention de l’État providence, dont les conséquences pour la définition de l’enfance se font encore sentir; il s’agit aussi d’un cas peu exploré, pour lequel les sources documentaires abondent, en raison même du resserrement des lois que cet essai tente de décrire. » (p. 91)

Questions/Hypothèses :
Quand, où, comment et pourquoi les enfants ont-ils travaillé? (p. 91)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
Données documentaires diverses dont :
- les lois visant à augmenter la scolarisation des enfants
- Enquête scolaire de 1942
- Recensement décennal de 1951 (portrait de la main-d’oeuvre de 14 et de 15 ans)

Type de traitement des données :
Analyse de contenu

3. Résumé


Cette recherche est tirée d’une thèse de doctorat intitulée « Les familles québécoises et trois politiques sociales touchant les enfants, de 1940 à 1960 : obligation scolaire, allocations familiales et loi contrôlant le travail juvée». « Il n’est pas facile [...] de faire le lien entre ces images et les réalités correspondantes; somme toute, la plupart des enfants allaient à l’école à la fin du 19e siècle, et des enfants travaillent encore aujourd’hui. » (p. 91) Ce constat amène l’auteur à s’interroger sur le travail des enfants. Dans le cadre de cet article, il propose « une revue critique des hypothèses existantes sur le recul du travail des enfants, et une approximation statistique du phénomène, l’exposé présente donc l’histoire des politiques sociales touchant les enfants, de leur formation dans l’arène politique, à leurs implications pour les familles, à leur retour sur la scène publique. » (p. 92) En conclusion : « Les enfants québécois sont aujourd’hui moins susceptibles de travailler à un jeune âge que leurs parents ou leurs grands-parents; pourtant, cette transformation ne s’est opérée ni de façon linéaire ni de façon universelle. De plus, les facteurs pour l’expliquer sont à chercher autant dans les changements économiques et démographiques que dans le jeu des forces politiques, à l’intérieur duquel les familles des travailleurs juvées elles-mêmes ont joué un rôle important. » (p. 128)