L’effet du Drame Hélène Lizotte sur le traitement de la violence conjugale par la presse écrite montréalaise

L’effet du Drame Hélène Lizotte sur le traitement de la violence conjugale par la presse écrite montréalaise

L’effet du Drame Hélène Lizotte sur le traitement de la violence conjugale par la presse écrite montréalaise

L’effet du Drame Hélène Lizotte sur le traitement de la violence conjugale par la presse écrite montréalaises

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Référence bibliographique [8970]

Auger, Louise et Gagné, Clémence. 1990. «L’effet du Drame Hélène Lizotte sur le traitement de la violence conjugale par la presse écrite montréalaise ». Science et Comportement, vol. 20, no 3-4, p. 172-184.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
«Cette recherche exploratoire [a] pour but de vérifier dans quelle mesure un drame de violence conjugale aussi médiatisé que celui d’Hélène Lizotte peut modifier la couverture de la violence conjugale par la presse écrite.» (p. 182)

Questions/Hypothèses :
Les auteures se posent les questions suivantes : «L’événement médiatique que fut le drame d’Hélène Lizotte a-t-il changé de façon durable le traitement de la violence conjugale par la presse écrite? Suite à ce drame, la presse écrite s’est-elle davantage servi de son pouvoir de persuasion, soulignant la réprobation sociale de la violence conjugale et favorisant sa prévention, par des articles sur ses conséquences judiciaires et des critiques psychosociales?» (p. 175)

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
«Un recherche d’archives dans trois quotidiens francophones, couvrant 16 mois également répartis avant et après ce drame, a répertorié 512 articles sur la violence conjugale et analysé leur contenu.» (p. 172)

Type de traitement des données :
Analyse statistique

3. Résumé


«Le principal résultat de cette recherche est sans doute d’avoir mis en relief le rôle potentiel de prévention que peut remplir la presse écrite, dans le domaine de la violence, en comparaison de l’accent mis jusqu’ici sur le caractère sensationnaliste et incitatif des médias. L’importance accordée par les quotidiens montréalais aux critiques en matière d’intervention et, plus particulièrement, aux conséquences judiciaires de la violence conjugale dénote que la presse écrite, lorsque bien informée des interventions susceptibles de contrer la violence, pourrait s’avérer un outil social de prévention de premier ordre. Les professionnel-le-s qui travaillent dans le domaine de l’intervention judiciaire, sociale ou psychologique, dans le dossier de la violence conjugale ou d’autres formes de violence, tireraient avantage à informer les journalistes de l’avancement de leurs travaux et de leurs recherches.» (p. 182)