Facteurs psychosociaux reliés à la consommation de psychotropes par des personnes âgées en maintien à domicile

Facteurs psychosociaux reliés à la consommation de psychotropes par des personnes âgées en maintien à domicile

Facteurs psychosociaux reliés à la consommation de psychotropes par des personnes âgées en maintien à domicile

Facteurs psychosociaux reliés à la consommation de psychotropes par des personnes âgées en maintien à domiciles

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Référence bibliographique [8827]

Pérodeau, Guillème et Ostoj, Micheline. 1990. Facteurs psychosociaux reliés à la consommation de psychotropes par des personnes âgées en maintien à domicile. Rapport de recherche présenté au Conseil québécois de la recherche sociale. Verdun, Québec: Unité de recherche psychosociale, Centre de recherche de l’Hôpital Douglas.

Fiche synthèse

1. Objectifs


Intentions :
Examiner le lien entre divers facteurs psychosociaux et l’utilisation de psychotropes (tranquillisants mineurs, majeurs, antidépressants et barbituriques) par des personnes âgées vivant en maintien à domicile.

2. Méthode


Échantillon/Matériau :
199 bénéficiaires recevant des services de maintien à domicile du CLSC de Verdun. Les critères de sélection étaient les suivants :
- être âgé de plus de 60 ans;
- ne pas avoir de problèmes psychiatriques;
- ne pas être en situation de crise;
- être lucide;
- ne pas vivre en famille d’accueil;
- ne pas prendre des psychotropes pour des raisons autres que l’anxiété et l’insomnie;
- ne pas recevoir des services des services de soins à domicile.
Les 199 répondants sont répartis en 109 consommateurs de psychotropes et 90 non-consommateurs.

Instruments :
Entrevue du type face-à-face, avec des questions fermées et quelques questions ouvertes.

Type de traitement des données :
Analyse descriptive

3. Résumé


« L’objectif de cette étude est d’examiner le lien entre divers facteurs psychosociaux et l’utilisation de psychotropes par des personnes âgées vivant en maintien à domicile. La population visée par cette étude concerne les bénéficiaires recevant les services de maintien à domicile du CLSC de Verdun. La sélection des répondants a été faite à partir des dossiers actifs du service de maintien à domicile. Les résultats démontrent entre autres que les différences les plus frappantes entre les consommateurs et les non-consommateurs résident surtout dans le niveau de santé mentale, les attitudes envers l’intervention médicale et le nombre d’événements stressants dans les 12 derniers mois précédant l’enquête. De plus, les consommateurs sont plus déprimés que les non-consommateurs et ils ont traversé un plus grand nombre d’événements de vie majeurs dans les derniers 12 mois précédant l’entrevue. Toutefois, c’est au niveau des attitudes que les différences sont les plus marquantes; en particulier les attitudes envers les médicaments eux-mêmes. L’utilisateur est non seulement plus positif que le non-consommateur mais, de plus, il est moins à même que le non-consommateur d’imaginer des alternatives au médicament ni de prendre conscience des dangers de dépendance psychologique. »